DR LA RÉGION SACRER POSTERIEURE
i° Région sacrée postérieure, 1
La région sacrée -postérieure est continue, en haut, avec la portion lombaire cle la face spinale clu tronc ; en bas, elle va jusqu’au périnée; latéralement, elle a pour limites, la sail l ie postérieure de l’iléum. Sa face externe est déprimée au milieu, et offre le raphé ; les os y sont faciles à sentir, surtout en bas.
** Structure . — i° Eléments. — Les éléments sont ici peu nombreux; ils appuient sur le sacrum, le coccyx et les os iliaques, qui forment en se réunissant deux gouttières séparées par une crête-médiane ; parmiles ligaments nombreux qui les réunissent, il importe de rappeler le sacro-coccygien postérieur, qui ferme l’écliancrure de terminaison en bas du canal sacré, et souslequel se prolongent la membrane arachnoïde rachidienne et la cavité qu’elle forme. La masse des muscles sacro-lombaire et du long dorsal, et le transversaire épineux, commencent dans ce point, où l’on trouve encore l’aponévrose inférieure du grand dorsal, et quelques fibres du grand fessier, Lapcauneprésente rien de particulier;les artères sortent du canal sacré, elles xdennentdes sacrées latérales, et s’anastomosent avec leslombaires; les veines se portent dans les sinus vertébraux ; les lymphatiques superficiels appartiennent aux ganglions inguinaux, les profonds, aux ganglions pelviens; les nerfs viennent par les trous sacrés postérieurs , ce sont les branches postérieures des paires sacrées ; le tissu cellulaire est lâche et peu abondant sous les mus-
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dus, il est plus dense en dehors, sur la ligne médiane surtout : c’est à cette région que correspond le canal sacré, duquelsortent les nerfs prmcipauxdu membre inférieur par les trous sacrés antérieurs et postérieurs, qui se correspondent pour le niveau.
2° Rapports — La peau sur le milieu, est doublée par un tissu cellulaire dense et non adipeux qui la fixe intimement à la crête sacrée et au coccyx ; plus profondément on trouve successivement : l’aponévrose du grand dorsal, sur laquelle naissent quelques fibres du grand fessier, l’aponévrose très forte du sacro-spinal , la portion charnue de ce dernier muscle et le sacrum ; la peau et le coccyx ne sont séparés que par du tissu cellulaire et quelques productions fibreuses. Les vaisseaux artériels marchent d’avant en arrière pour arriver à la peau ; ils n’ont qu’une importance médiocre.
Déductions pathologiques et opératoires . • — - De ces données il résulte : que dans une chute sur le siège, le coccyx peut être facilement fracturé, s’il est soudé avec le sacrum ; que ce dernier doit être fortement ébranlé avec les nerfs qu’il protège, ce qui peut, donner lieu à une paralysie plus ou moins complète des membres inférieurs, de la vessie et du rectum. Le sacrum se fracture rarement dans ces chutes, les os iliaques portent en effet les premiers, j en raison de leur saillie plus grande en arrière. Un instrument piquant dirigé de bas en haut, pourrait s’introduire en bas dans le canal sacré , que proté- ; gent seulement dans ce point la peau et le ligament i sacro-coccygien postérieur: la la rgeur des trous sacrés I
postérieurs en haut , leur correspondance avec les antérieurs, fait même concevoir ia possibilité delà lésion des organes de b excavation pelvienne , par un stylet porté d’arrière en avant dans la région qui nous occupe , sans que l’on soit obligé de supposer une fracture du sacrum. Béclard en citait dans ses cours un exemple frappant ; au rapport de ce célèbre professeur , la vessie avait, été intéressée de cette manière. Des eschares énormes se manifestent souvent ici dans les maladies longues ; à leur chute, le sacrum çt le coccyx peuvent être dénudés et altérés. J’ai deux fois, dans de semblables circonstances, constaté l’ouverture de la cavité de i’arachnoïde ; on conçoit l’importance d’un tel fait , qui rend compte, jusqu’à un certain point, des symptômes graves et rapidement mortels , qui signalent la dernière période de beaucoup de fièvres adynamiques compliquées d’eschares dans cette région.
2° Région pubienne.
La région pubienne est fort simple : elle est bombée en avant, surtout chez la femme, et recouverte de poils à l’époque de la puberté ; elle a pour limites en dehors, les épines pubiennes, en haut et en bas , les bords supérieur et inférieur de la symphyse.
Structure. - — i° Eléments. — Le corps du pubis sert de point d’appui à cette région ; il y forme la symphyse pubienne, au-devant de laquelle viennent se terminer diverses parties fibreuses. Les premiers muscles adducteurs et le droit interne commencent ici, comme le droit et le pyramidal du ventre; mais tous n’appartiennent presque pour rien à la région qui
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nous occupe : elle est traversée chez la femme par le ligament rond, qui s’y termine \ chez l’homme, le cordon testiculaire la parcourt seulement en dehors j ses artères viennent des honteuses externes ; les veines leur correspondent très exactement $ les lymphatiques se rendent aux ganglions inguinaux ; les nerfs émanent du plexus lombaire et spécialement de ses branches iléo-scrotale ou vulvaire, et génitoeruraie. Les tissus cellulaire et adipeux y sont très abondants.
2° Rapports.- — La peau, la couche cellulo-graisseuse au milieu de laquelle se trouvent les vaisseaux et les nerfs, le cordon testiculaire ou le cordon suspubien en dehors, les pubis et leur symphyse, telles sont les couches de cette portion de la ceinture pelvienne.
Développement. — Chez les très jeunes embryons femelles, on trouve dans cette région, le long du ligament rond, un prolongement péritonéal, qui s’oblitère ensuite, canal de Nuck. Chez les fœtus mâles, j usqu’à la naissance, on trouve sur le cordon testiculaire le col non encore oblitéré de la tunique vaginale.
Déductions pathologiques et opératoires. — C’est dans ce lieu que Fou incise, pour faire la section de la symphyse pubienne, suivant la méthode de Sigau lt , dans le but d’obtenir un léger écartement des os, et de produire ainsi artificiellement chez la femme, ce qui arrive tout naturellement dans certains animaux 1 , par l’extension considérable des
1 Dans la famille de.
particulier.
rongeurs,
et dans les eabiais en
DE LA RÉGION TESTICULAIRE OU SCROTALE. /j°7 substances fibreuses delà symphyse. Des loupes, des tumeurs enkystées apparaissent souvent dans cette région , chez les femmes surtout 3 elles sont quelquefois chez elles, des restes du canal de Nucl\
3° Organes génitaux externes.
De la région pubienne du périnée , et aussi de la paroi antérieure de b abdomen , on voit procéder les organes génitaux externes ; les régions qu’ils forment , bien que particulières à l’homme, trouvent cependant leurs analogues dans l’autre sexe ; mais là elles sont rudimentaires en quelque sorte, et bornées au périnée où nous les avons considérées. Ces régions sont celles des testicules et du pénis.
10 Région testiculaire ou scrotale.
Cette région se continue en arrière avec le périnée, sans démarcation bien tranchée, en avant avec la région pubienne; enfin un sillon où abondent les follicules cutanés, la sépare de la cuisse.
Sa surface est plus ou moins étendue, le raphé médian y est très prononcé, et la divise en deux portions latérales, dont la gauche descend toujours plus bas que la droite 1 ; des rides transversales très prononcées chez les sujets forts et jeunes, des poils rares qui font suite à ceux du pubis et du
1 Cette différence a été attribuée à la courbure latérale gauche du tronc et de la région dorsale ; je pense qu’elle tient bien plutôt, à la dilatation habituellement plus grande, des veines testiculaires de ce côté; dilatation qui, produite par la pression de l’S du colon, a pour résultat de faire peser une colonne sanguine , plus forte sur le testicule gauche, et par suite de le déprimer.
périnée ;
AJN ATOM1E TOPOGIlA PHIQUE .
tels sont les autres caractères extérieurs
de ce point du corps.
Une cavité séreuse existe à droite et à gauche du raphé ; tout-à-fait isolée dans l’état régulier , elle ne contient qu’une vapeur séreuse très ténue; le testicule et Fépididyme y font saillie en arrière.
Structure. i° Eléments. — Cette région est dépourvue d’une partie osseuse , semblable en cela à la partie abdominale , dont elle est visiblement un prolongement ; et dont elle a la structure. On y trouve en outre : la peau qui constitue le scrotum, le dartos, couche cellulo-fibreuse continue avec le fascia-superfieialis, fixée à la branche de l’ischion, et adossée sur la ligne médiane à celle du côté opposé , de manière à former une véritable cloison , une expansion fibreuse qui se détache du contour de i’anneau inguinal, et qui ne peut guère être suivie au-delà du cordon ,1e muscle crémastère, composé des fibres des muscles petit oblique et transverse , et présentant deux faisceaux, l’un externe plus fort,
1 ’autre interne plus grêle .Le crémastère n’existe qu’en avant du cordon , quoique parfois quelques-unes de ses fibres se rencontrent aussi en arrière; au reste, les fibres du crémastère, comme l’a démontré M. Jules Cloquet, décrivent des anses à concavité supérieure; on trouve encore dans cette région, la gaine fibreuse commune au testicule et au cordon, sorte de sac pyriforme continu dans le canal inguinal avec l’infundibulum du fascia-transversaUs, et enfin la tunique vaginale qu i formel es parois de la ravi ( é séreuse , enveloppe le testicule seulement en avant, se prolongeant