‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 76 sur 102 · MEMBRES THORACIQUES · texte numérisé non relu

MEMBRES THORACIQUES

Ces membres sont des prolongements articulés de la partie thoracique du tronc. Ce sont les membres antérieurs des animaux quadrupèdes, les ailes des chéiroptères et des oiseaux, les nageoires pectorales des poissons.

Chez un homme bien conformé, la longueur du membre thoracique est telle, qu’étendu sur les côtés du tronc, il descend au milieu de la cuisse. Ce membre est singulièrement allongé parla disposition de la main qui , articulée par une de ses extrémités avec l’avant-bras, le prolonge de toute la longueur qui lui est propre. Dans les animaux, l’étendue proportionnelle de ce membre augmente beaucoup.

Pour étudier le membre thoracique on le considère pendant sur les côtés du tronc, la paume de la main dirigée en avant. Dans cette position , on lui distingue une face palmaire , antérieure, légèrement concave au milieu ; une face dorsale , postérieure, convexe dans le même point; deux bords, l’un radial , remarquable par trois éminences disposées sur la même ligne, l’acromion, l’épicondyle et l’apophyse styloïde du radius, disposition qu’il importe de bien se rappeler pour la réduction des fractures ; l’autre cubital , offrant

DES MEMBRES THORACIQUES. /pA

également trois éminences, la tête de l’humérus, Fépitroldée, et l’apophyse styloïde du cubitus, éminences non disposées comme les premières; la moyen ne esten effet plus interne que les deux autres ; la base de ce membre est appuyée sur la partie supérieure et latérale du thorax; son sommet est libre et représenté par l’extrémité des doigts.

Développement. — Le membre thoracique est plus précoce que le membre abdominal; son développement est lié à celui de la partie inférieure du col, duquel émanent ses nerfs; il se forme avec elle dans la variété de Facéphalie, désignée parBéclard sous le nom d’ atrachélo-céphalie ; son absence, au contraire, coïncide avec la sienne, le thorax existant, dans cette autre variété, qui constitue Yabrachio-céphalie de ce célèbre professeur.

Usages. — Tout dans le membre thoracique a été calculé pour la mobilité; les leviers généralement employés, sont ceux du troisième genre; ces leviers peu solides , mais très mobiles , trouvent des points d’appui dans des articulations lâches et dont les cavités sont peu profondes ; les puissances qui meuvent ces leviers s’insèrent très obliquement sur eux ; la section par laquelle ce membre appuie sur le tronc, est elle-même fort mobile , et peu solidement fixée sur cette partie. Ces circonstances favorables à la mobilité , et qui sont en même temps négatives de la solidité, rendent les luxations dans ce membre, plus communes que les fractures.

Les quatre divisions du membre thoracique sont

Fépaule, le bras, l’avant-bras et la main, que nous devons successivement examiner.

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