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primé et qui lorsque la luxation est méconnue, peut s’ossifier et former ainsi une nouvelle cavité articulaire, comme Béclard en montrait un exemple. On a vu aussi clans les luxations en arriére l’humérus déchirer en avant les parties molles, et sortir audehors; l’artère brachiale ne saurait guères manquer d’être déchirée dans ces cas ; la luxation du radius sur le cubitus survient presque toujours en arrière, parce que le bord de la cavité du dernier est moins élevé dans ce sens; elle est fréquente chez les enfants, chez lesquels la cavité cubitale est rudimentaire.
L’hydarthrose du coude parait d’abord en arrière, sur les côtés de l’olécrane et du tendon du triceps, lieu 011 l’articulation estle moins soutenue, puis ensuite la tumeur s’élève entre le triceps et l’humérus. Brasdor a proposé d’amputer l’avant-bras en le désarticulant dans la région du coude, et faisant un seul lambeau antérieur ; procédé calculé d’après l’anatomie du coude, puisque c’est là en effet que sont les gros troncs nerveux et vasculaires , et les masses musculaires les plus grandes; le lambeau postérieur que l’on pourrait faire serait très maigre. Il ne faut pas perdre de vue pour cette opération, que l’articulation est placée un travers de doigt audessous de l’épitrochlée, qu’elle est lâche en dehors, et que là seulement on peut y entrer à plein tranchant. M. Dupuytren a conseillé une modification ingénieuse de la méthode de Brasdor , elle consiste à scier l’olécrane qui, pouvant s’ankyloser dans sa cavité humérale, fournirait un point fixe d’action fort utile au -triceps. Malgré ce procédé ,
5lO ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE.
tous les praticiens préfèrent l’amputation du bras à la méthode de Brasdor. Park , célèbre chirurgien anglais, a le premier tenté la résection des os du coude dans le cas de carie ; il a été ensuite imité en cela par Wermandois et Moreau de Bar-sur-Ornain. MM. Roux et Dupuytren ont aussi pratiqué avec succès cette grande opération. Leurs méthodes consistent toujours à attaquer le coude en arrière , lieu ou les os sont plus superficiels, et recouverts de moins de parties importantes. La ligature de l’artère brachiale nécessite seulement la section delà peau, du tissu cellido- graisseux souscutané, etdel’aponévrose. On évite facilement le nerf médian; il est. placé en dedans et même légèrement écarté de l’artère. La phlébotomie peut êtrepra tiquée sur toutes les veines du pli du coude ; elle n’a aucun danger sur la radiale ou les cubitales superficielles; il n’en est pas de même lorsqu’on ouvre les médiane basilique ou céphalique, que l’on choisit presque toujours à cause de leur plus fort volume. La saignée de la médiane basilique faite au milieu de sa hauteur, si la lancette était profondément enfoncée, pourrait être suivie d’une piqûre de l’artère brachiale , accident très grave ; mais en ouvrant cette veine plus bas, d’après ce que nous avons vu, on ne court plus le même risque, parce que l’artère s’est enfoncée loin d’elle; disons cependant, que lorsque l’artère cubitale reste superficielle, comme il a été dit, elle pourrait être piquée par un médecin inattentif; enfin les filets nombreux du nerf cutané interne, peuvent être intéressés incomplètement dans
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cette saignée ; de là de vives douleurs , qui se propagent dans la direction de ces nerfs. Les premiers accidents ne sauraient survenir quand on ouvre la veine médiane céphalique; des nerfs peuvent-ils être lésés dans le même cas? Cela est difficile, à moins que l’on enfonce très profondément la lancette ; en effet le nerf cutané externe passe bien derrière la veine, mais sans lui être immédiatement contigu, de plus il est encore simple, circonstances qui le mettent à l’abri jusqu’à un certain point; aussi toutes les fois que la chose est possible, il y a plus d’un avantage à ouvrir la veine médiane céphalique. Si l’artère brachiale avait été intéressée largement dans une plaie du coude , il faudrait la lier au-dessus et audessous de la lésion , parce que les anses artérielles épitrochléennes et épicondyîiennes, si avantageuses dans d’autres cas pour rétablir la circulation, seraient ici par cela même une cause de reproduction de l’hémorrhagie; si, au contraire, l’artère avait subi une simple piqûre comme dans la phlébotomie, il conviendrait d’exercer sur la plaie une compression propre à arrêter l’hémorrhagie , et à déterminer la formation d’un anévrysme faux consécutif, que l’on guérirait plus tard parla simple ligature delà brachiale dans un lieu plus élevé.