DE LA RI^ÎGION DU POIGNET. 5^C
les tciulonsdcs doux pnlniaircs et du cubital antérieur paraissent d’abord, sous eux, ceux du fléchisseur coninuin superficiel, qui , eux-mcines cachent le nerf médian et son artère, puis le fléchisseur profond et le loiifj fléchisseur propre du pouce ; vient ensuite l’anse artérielle antérieure et l’articulation. Sur cette face et près du bord interne de la région , le tendon du muscle cubital antérieur en dedans, celui du fléchisseur superficiel commun des doigts en dehors, le profond et le carré pronateuren arrière, forment un interstice ou sont logés les vaisseaux cubitaux cotoyés en dedans parle nerf du meme nom. 7wi arriéré du poignet, on trouve sur un même plan , toutes les gaines tendineuses et les tendons qu’elles renferment, dans l’ordre indiqué plus haut; celui du grand extenseur du pouce croise en bas superficiellement les tendons des radiaux externes ; enfin la gaine de l’extenseur commun est traversée par la fin de l’artère interosseuse. Toujours sous l’aponévrose, 011 trouve en dehors les tendons réunis du long abducteur et du court extenseur du pouce; au-dessous l’artère, le nerf radial et l’articulation; en dedans au contraire, le muscle cubital postérieur, la branche dorsale du nerf cubital et encore l’articulation.
J)éveloi)j)enienl. — Jusqu’à dix-huit ans, le poignet offre peu de résistance, à cause de la non soudure des épiphyses inférieures du radius et du cubitus.
Vai-iétés. — Cette région est sujette à nombre de variétés. Nous y avons vu une seule grosse artère suivant la direction du nerf médian, les radiale (>t cubitale étant rudimentaires. Il n’est jias moins
ANATO.MIK TOPOGRAPHIQUE.
IVéqueiit (le voir l’artère radiale divisi^e avant d’y arriver. Dans C(is cas, tant(>t les deux branches ne s’écartent que comme dans l’état né^ulier, tantôt la dorsale, que l’on considéré comme le tronc même de \ artère, se contourne prématurément, et les pulsations que l’on sent dans le lieu accoutumé, sont celles du rameau radio-palmaire et non celles du tronc même delà radiale.
Usages. — La région du poignet est le centre de mouvements de deux espèces : les uns appartenant à l’articulation radio-carpienne , sont très étendus et ont lieu dans tous les sens ÿ les autres qui se passent dans l’articulation radio-cubitale , et sont bornés àla rotation du radius sur le cubitus, ce dernier demeurant immobile. Danscesmouvements, le radius et la main liés intimement , roulent toujours ensemble et prennent des positions variables , qui constituent les états de supination et de pronation. Ce dernier produit par les mouvements de rotation en avant qui sont les plus étendus , peut surtout être porté très loin.
Déductions pathologiques et opératoires. — Les plaies antérieures du poignet sont les plus graves. Comme celles qui affectent les autres points delà circonférence de cette région, elles peuvent être compliquées de la section de certains tendons; mais en outre , degros troncs nerveux et vasculaires peuvent y être intéressés; l’artère radiale pourrait aussi être coupée dans les plaies faites en dehors et un peu en arrière. Dans les fractures du radius, on met à profit pour le diagnostic , la nécessité ou est cet os dérouler