CHAPITRE QUATRIÈME
De la main >.
Considérée d’une manière générale, une main peut être définie : V extrémité libre cV un membre ,
‘ La section libre des membres offre, dans les animaux, une foule de variétés , sous le rapport des usages et de la conformation. Considérée sous le premier point de vue, cette partie sert tantôt comme rame aquatique, c’est une nageoire ^ comme rame aérienne, c’est une aile ; tantôt elle sert de base de sustentation, c’est nnpied^ tantôt enfin elle devient un organe de préhension et de toucher, c’est une main. Sous lerajjportde la conformation, tantôt elle est simple, tantôt au contraire elle est divisée en doigts, qui ne sont jamais au-delà de cinq. Ces segments, peuvent être placés sur le même plan et également fixes, ou l’un d’eux détaché des autres peut être plus mobile et susceptilile de leur être opposé j la partie libre d’uii membre modifiée comme dans ce dernier cas, est une main. L’homme et les singes sont les seuls animaux qui en soient pourvus.
nr. LA MAIN 533
(Lh’isce en doigts , parmi lesquels il en est un opposable aux autres.
La quatrième section des membres thoraciques de l’homme, est une espèce du genre main, car elle en offre , au plus haut degré , tous les caractères j et, comme chez lui elle les possède exclusivement , l’homme est dit bimane * .
La main de l’homme offre un aplatissement remarquable , qui augmente sa surface tactile ; elle est dépourvue de poils en avant et est concave dans ce sens ; les poils qu’elle présente sur sa face postérieure qui est convexe, ne forment qu’un léger duvet ; elle offi’e deux bords , l’un radial , l’autre cubital. L’extrémité supérieure est unie à l’avant-bras par le poignet, dont elle se distingue antérieurement par une ligne naturelle , dont il a déjà été fait mention. L’extrémité libre est divisée en cinq doigts , qui seront décrits à part.
La main se distingue par une texture dans laquelle tout semble combiné pour la rendre à la fois très sen-
‘ Notre main est si parfaite, qu’elle a du servir de type au qenrc 5 aussi, lorsqu’on prononce le mot main, généralement on veut désigner la quatrième section du membre thoracique de l’iiomme. Certes il est impossible de nier que ce soit pliilosopliiquement parlant un abus, de donner à l’une des especes le simple nom du genre 5 mais l’usage l’a consacré en anthropotliomie d’autant plus facilement , que cette dénomination suffit dans cette science , pour distinguer la quatrième section du membre thoracique, de celle qui lui corrsepond dans le membre abdominal \cpied, qui appartient à un autre genre, dont il porte le nom par suite du môme abus.
sible et triis mobile ; sa partie supérieure ou carpienne est peu développée , ses appendices digitaux le sont au contraire beaucoup j l’un d’eux est détaché des autres.
Chez la femme, la main est plus petite; de la graisse en plus grande quantité que chez l’homme , se trouve sur sa face dorsale, et lui donne une forme plus douce.
La main a des usages nombreux, qui découlent de sa sensibilité et de sa motilité. Comme partie sensible , elle est l’organe du toucher le plus parfait ; ses mouvements servent encore à l’exercice du toucher, en même temps que souvent ils ont pour but la préhension ou la préparation des aliments ; parmi les mouvements de la main , il n’en est pas de plus précieux pour ses fonctions, que celui d’opposition , dans lequel le pouce et l’os du métacarpe qui le supporte, se détachent des autres doigts pour se porter à leur rencontre.
Sous le rapport des fonctions , comme sous celui de la structure , la main se compose de deux régions fort distinctes, la paanie et les doigts. Exa^ minons-les successivement :
1° La paume de la main.
La paume est la partie indivise de la main, dont elle forme plus delà moitié supérieure. Elle se distingue par deux faces ; l’une , antérieure, est généralement concave, et forme le creux de la main. Cette face est limitée en dehors et en dedans par deux saillies ; l’une externe, appelée thériar, appartenant