DES DOU.TS. >J
montré que ce phénomène secondaire est le résultat de la coarctation et de l’affaissement de la paille devenue inutile. Le panaris superficiel a quelquefois uniquement son sié(^e sur la matrice de l’ong;lej cette lame tombe alors fréquemment, mais se reproduit, à moins que la peau n’ait été profondément altérée. L’amaigrissement de l’extrémité du doigt chez les phtisiques , enlevant son point d’appui à l’extrémité libre de l’ongle, celleci se recourbe légèrement en crochet. L’hydropisie de la gaine tendineuse digitale n’est pas rare elle se traduit à l’extérieur par deux tumeurs correspondant aux lieux Ihiblesdesa membrane fibreuse. J’ai disséqué un cadavre dont les doigts présentaient antérieurement une foule de petits lipomes. On ampute les doigts dans leur longueur, ou bien on les extirpe à leur base : ces amputations digitales se font presque toujours dans les articulations phalangiennes ; on doit en les pratiquant laisser deux lambeaux, l’un antérieur, l’autre postérieur , ou un seul antérieur. La position des vaisseaux et nerfs n’est pas une raison suffisante pour faire , comme on l’a proposé, deux lambeaux latéraux, qui seraient opposés suivant le plus grand diamètre de la surface osseuse. Que l’on attaque le doigt par sa face dorsale, ou par l’antérieure, on conçoit l’importance de ce (jui a été dit des rapports des sillons cutanés avec les articulations; si l’on ne fait pas de lambeau postérieur, et si l’on commence la section en arrière, il faut couper une ligne au-dessous de l’angle articula ire; si au con-
ANATOMIK TOPOGRAPHIQUE.
traire oii conimonce eu avant, le couteau doit être plongé dans des lieux variables. Après l’amputation dans l’articulation pbalangicnne , le moignon peut encore être fléchi par le tendon phalanginien du fléchisseur superficiel. Ce tendon lui-même au contraire estcoupé dans l’amputation faitesur la première articulation ^ et les mouvements de flexion du petit moignon sont perdus , jusqu’à ce que l’adhérence des tendons avec la cicatrice, rende efficace l’action de leurs muscles fléchisseurs. Nous avons constaté ce fait plusieurs fois : l’adhérence synoviale du tendon superficiel avec la première phalange ne suffirait pas seule pour produire la flexion du moignon. Je possède un doigt amputé à la hauteur de la première articulation phalangienne , et sur le sommet duquel s’est formé un petit ongle recourbé en forme de crochet. L’extirpation du doigt est facile, si l’on se rappelle la profondeur indiquée de l’articulation : on fait deux petits lambeaux latéraux i, dans lequels se trouvent les veines et les nerfs 5 il faut avoir soin de se rapprocher du doigt que l’on emporte, pour éviter le tronc commun des artères collatérales, placé à la hauteur de l’articulation métacarpienne .
• Les lambeiiux latéraux sont ici nécessaires, parce que la tête de fos du métacarpe, est comprimée dans ce sens.
DES MEMBRES ABDOMINAU.Y.