‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 108 sur 132 · MEMBRES ABDOMINAUX · texte numérisé non relu

MEMBRES ABDOMINAUX

Les membres abdominaux ou pelviens sont des, prolongemens articulés de la portion abdominale ou pelvienne du tronc.

Ces membres sont moins constants dans la série des animaux, que les thoraciques; ils manquent seuls dans ces énormes mammifères , qui habitent la profondeur des mers, les cciacées , la haleine en particulier, etc. Ils constituent les membres postérieurs des quadrupèdes, les pattes des oiseaux, et les na(jeoires ventrales des poissons.

Les membres inférieurs dans l’homme, mesurent, par leur long^ueur , à peu près la moitié de la hauteur totale du corps ; ils l’emportent peu sous ce rapport sur les membres thoraciques , ce qui tient à ce que leur dernière section, le pied ^ ^PP*'y^ sur le sol par une de ses faces, les prolonge seulement de l’étendue de sa hauteur; ils sont séparés par toute la largeur du bassin, et placés sur un plan tout-àfait antérieur.

La masse des mernbres pelviens est considérable. Leur forme est assez exactement conique : pour les étudier, on les envisage étendus parallèlement l’un à l’autre; dans cette position, ils présentent une face antérieure généralement convexe , un peu

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déprimée au iilveau de la première jointure; une face postéricurcconvcxeaussi, siirtoutau milieu, ctdans certaines positions; leur partie externe formeaii milieu un angle rentrant, légèrement émoussé; l’interne

fomie au contraire un angle plus ou moins saillant dans le pointcorrespondant. Troiséminences signalent chacune de ces faceslatérales, en dehors le trochanter, le condjle externe du ^enou , et la malléole externe ; en dedans, la tubérosité sc iatiejue, le condjle interne du genou, et la malléole interne ; les premières sont placées sur la même ligne , il n’en est pas de même des secondes. Par sa base, le membre pelvien appuie sur le tronc, et se confond avec lui, de manière à concourir en dedanà à la circonscription de l’une de ses cavités splanchniques, V abdomen-, son sommet appuie sur le pied c[ui lui sert comme de plateau ou de base de sustentation .

Structure, — La structure du membre abdominal est caractérisée par la force et la longueur des os, la solidité des articulations, la résistance des aponévroses, le nombre et le volume des muscles, le développement de tous les ordres de vaisseaux; tandis que les nerfs , eu égard au volume du membre, sont médiocres et la peau épaisse.

Développement. — Le développement des membres abdominaux est lié à celui de la partie abdominale du tronc, et comme cette partie est la plus constante il en résulte que rarement ces membres manquent chez le fœtus monstrueux ; toutefois, ils suivent ses irrégularités de formation :

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bien que l’abdomen soit, la première partie dessinée dans l’embryon^ les membres qui en proccdentsont tardifs dans leur développement^ surtout si on les compare aux thoraciques.

f'ariétès. — Chez la femme, les membres pelviens ont un volume et une longueur proportionnels plus grands que chez l’homme; chez elle aussi leur volume tient à l’abondance de la graisse sous-cutanée , qui contribue à en arrondir les contours.

T'sa^'cs. — Tout dans le membre inférieur a été calculé pour la solidité, mais aux dépens de la mobilité; les muscles s’insèrent moin^ obliquement que partout ailleurs sur les leviers qu’ils meuvent, ceux-ci sont souvent du second genre; enfin, la nature serrée des articulations, explique encore suffisamment ces deux résultats, nécessaires aux fonctions du membre qui doit supporter continuellement le poids de tout le corps.

Déductions palhologifjurs et opératoires. — Les membres abdominaux ne manquent presque jamais en totalité, comme il a été déjà expliqué. On les a vus quelquefois réunis , et prolongeant le tronc en forme de queue dans les monstres sirènes. La solidité de leurs articulations y rend les luxations rares, quoique leurs fonctions les y disposent réellement; cette circonstance est au contraire très favorable aux fractures. La résistance énorme des aponévroses rend ici plus graves que dans tout autre point, les ])hlegmasies profondes.

Les quatre grandes divisions de ce membre sont , la hanche, la cuisse, la jambe et le pied, sections

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réunies par des jointures , parmi lesquelles la supérieure se fond dans la lianclie, tandis que les deux autres servent de base à des ré{>ions importantes.

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