DE LA RÉGION FESSIÈRE. ^7 I
peau , la couche ccllulo- {graisseuse sous - cutanée plus abondante au niveau de la tubérosité sciatique^ puis l’aponévrose très forte en avant; plus profondément sur le meme plan , le muscle grand fessier et la plus grande partie du moyen , dont on ne découvre toute l’étendue qii’après l’incision du grand; sous ce dernier on trouve aussi, outre des vaisseaux et nerfs qui lui appartiennent , la portion profonde du muscle moyen fessier, et les ligaments sacro-sciatiques, le muscle pyramidal , les vaisseaux et nerfs sciatiques appuyés de haut en bas, sur les muscles jumeau supérieur, obturateur interne, jumeau inférieur, carré crural , sur le grand adducteur , et placés au milieu d’une dépression que forment, en dedans, la tubérosité sciatique qui est à nu avec les muscles qui s’y insèrent , en dehors , le grand trochanter, sur lequel on aperçoit la bourse muqueuse du grand fessier, et l’extrémité supérieure du muscle vaste externe. Avec les vaisseaux et nerfs sciatiques qui sortent du bassin par le grand trou sciatique, au-dessous du muscle pyramidal , se trouvent les vaisseaux et nerf honteux internes, qui abandonnent bientôtles premiers, pour rentrer dans le bassin par le petit trou sciatique, embrassant dans un coudel’épine de cenom. Au-dessous du muscle moyen fessier, en haut^ se trouve la fosse iliaque, en bas, le petit fessier séparé du moyen par les branches princi[)ales des vaisseaux et nerfs fessiers supérieurs , notamment par une arcade anastomotique étaldic entre l’artèi'e fessière et la circonflexe externe. Enfin, si l’on enlève le petit fessier avec les
AMATOiVUK TOPOUnAPHIQÜK.
muscles (.rocliaiitérieiis, on découvre les parties supérieure et postérieure de rarticulation coxo-fémorale. Le muscle carré spécialement, couvre le tendon de robtiirateur externe, et la branche ascendante et anastomotique de l’artère circonflexe interne.
Développement. — Chez les très jeunes enfants, la fesse a peu de saillie , et encore doit - elle celle qu’elle présente beaucoup plus à la graisse , qu’au développement des muscles.
V ariélés. — Chez la femme, la fesse est beaucoup plus rebondie que chez l’homme j celui-ci à sou tour présente, développées au plus haut degré, les éminences trochantérienne , seiatique et la rigole qui les sépare. Sous le rapport delà saillie, la fesse offre une foule de variétés individuelles, parmi lescjuelles la plus curieuse , sans contredit , est celle que nous offrent les femmes houzoaiiasses de la tribu des hotentottes; elle consiste en une obésité locale de la fesse , obésité que l’on a mal à propos confondu avec le tablier.
Usages. — La fesse est principalement formée par un groupe de muscles qui agissent très efficacement dans la station bipède ; de là les usages généraux de cette région , beaucoup moins développée dans les animaux qui marchent à quatre pieds ([iie dans l’homme, dont elle forme un des caractères spécifiques.
Déductions pathologiques et opératoires. — Quelle que soit la cause qui produise la luxation, <le la tête du fémur en liant et en dehors , entraînée par l’action des muscles fessiers, elle glisse sur la
DK LA RÉGlOiS KESSIÈRK. ^7.^
fosse iliaque externe, au-dessous du muscle petit fessier qui borne son déplacement par ses insertions ; alors la fesse devient en liant plus bombée, et plus aplatie en bas. Si la luxation reste non réduite , la tête du fémur abandonnée à elle-même , presse sur le périoste de l’os iliaque; de là un affaissement des vaisseaux, et comme conséquence une atrophie de la partie correspondante de l’os , phénomènes que l’on peut considérer comme l’origine de la cavité accidentelle , qui se forme au bout d’un certain temps ; ajoutons que le périoste environnant est irrité , se tuméfie , et fournit une matière coagulable qui se transforme successivement en cartilage, puis en substance osseuse , et constitue , en se soudant avec l’os dont elle est une véritable épiphyse accidentelle , le rebord de la cavité nouvelle. On a vu des corps aplatis et lenticulaires ^ , de consistance demi-cartilagineuse, se développer dans la bourse muqueuse du grand fessier. Le pus des abcès de la fesse peut être le produit d’une maladie de cette région , il peut aussi y avoir fusé soit de la cuisse, soit du bassin, en passant par le grand trou sciatique, il en a déjà été question 2. Des tumeurs érectiles et de véritables anévrysmes se développent quelquefois dans la fesse sous ses muscles ; leur profondeur les rend directement inattaquables : dans un cas de ce genre, au rapport de Ilogdson,
M. Laonnpc propose de les appeler acéphalocystesplanes.
* J oy. re.|pf)M iiitra-pclvienne.
le docteur Steveiis de l’ile de Sainte-Croix, a’ lié avec succès l’artcrc iliaque interne ; opération difficile et hasardeuse, dont il a été question cà l’occasion des réglions iliaciuc, et costo-iliaciue. On cite quelques cas de hernies sciatiques : dans tous , la tumeur était peu reconnaissable à l’extérieur, et constamment recouverte seulement par le muscle grand fessier. On ne dit rien de la position de cette tumeur relativement aux vaisseaux et nerfe sciatiques; d’après l’anatomie, il est permis de | présumer qu’elle glisse au-devant d’eux, et qu’elle , en est enveloppée en arrière , disposition qui a en- | gagé M. Cooper à donner le précepte de débrider ! directement en avant, si l’occasion se présentait. ! Personne n’a parlé de la direction à donnera l’incision extérieure ; sur le cadavre , il est très facile . d’arriver sur l’anneau sciatique, en incisant dans ■ le pli de la fesse , suivant la direction oblique du bord inférieur du muscle grand fessier , que l’on soulève en haut ; après ce temps de l’opération, on rencontre les vaisseaux et nerfs sciatiques, qu’il faut éviter.