‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 116 sur 132 · DU GENOU · texte numérisé non relu

DU GENOU

latlon , explique la fréquence du développeniciit de ces corps étrangers, qui causent de vives douleurs lorsqu’ils s’interposent entre les surfaces cartilagineuses, et dont l’existence n’est pas même perçue dans les cas contraires. L’irritation habituelle de la synoviale du genou parla marche, donne la raison de l’apparition, presque élective, de l’hydarthrose dans cette région j cette tumeur synoviale remonte d’abord en haut sous le triceps, au milieu du tissu très lâche qui unit ce muscle au fémurj puis la rotule est chassée en avant , et l’on voit céder l’expansion fibreuse qui embrasse ses bords ; d’où l’apparition de deux saillies latérales, parmi lesquelles l’interne est plus volumineuse, parce que de ce côté, l’articulation est faibledans une plus grande étendue. Ces deux saillies sont plus tendues, et plus saillantes pendantla contraction du triceps, parcequ’alorselles sont comme'étranglées au milieu , par la rotule et le ligament rotulien; au reste, on a quelquefois pris pour une hydarthrose, le simple ganglion sous-rotulien dont nous avons parlé; il en diffère néanmoins par sa position inférieure. Le genou est très sujet à ces désorganisations articulaires plus ou moins profondes, désignées sous le nom vague de tumeurs blanches. Ici, en particulier, outre certaines maladies des os, des cartilages, de la membrane synoviale et des ligaments, que l’on a souvent ainsi qualifiées, on a encore confondu, sous ce nom, la tuméfaction morbide du peloton adipeux sous-rotulien, les maladies de la bourse muqueuse qui est au-devant de lui , l’altération simple delà masse graisseuse, qui sépare eu

Vri'l ANATOMIK TOPOGRAl'HIQUK.

aiTière les li(;aments croisés du lij^amciif; postérieur; euliii^daus im casfortreniarfpial)le,nousavonscoustat.éque la tuméfaction tubercideuse etscrophuleuse des[]^a uglioiis popl i tés, était la seu lelésiori d’u n (i;eiiOLi cpii avoitpani affecté de tumeur blaiiclie. Des douleurs parcourent souvent le genou, suivant le trajet de son nerf postérieur, elles constituent la névralgie sciatique; d’autres fois, dans la coxalgie spécialement, le genou devient le siège de douleurs sympathiques non moins vives, qui ont plus d’une fois abuselesmédecins, et ont fait croire à une affection de la région; le nerf sciatique doit peut-être en être regardé encore commele conducteur; sa positiondans le voisinage de l’articulation de la hanche qui est lésée, permet en effet de supposer dans ces cas, qu’il est lesiége d’une irritation plus oumoinsvive. Si l’on voulait, dans la région du genou, lier l’artère popl il.ée qui la parcourt en arrière, dans un cas par exemple où elle aurait été ouverte largement , une incision devrait être faite perpendiculairement sur le milieu du creux du jarret, et l’on couperait successivement: la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, quelques ramifications du nerf cutané postérieur de la cuisse, et de la veine saphène externe, l’aponévrose /^7.sy7Ù lata; on laisserait en dehors les nerfs poplités externe et interne, la veine devrait être séparée de l’artère, et laissée également en dehors, et audevant d’elle , on trouverait l’artère entourée encore de plusieurs ganglions lymphatiques. Bien qu’elle ait été faite avec succès par plusieurs chirurgiens, et qu’elle soit conseillée par Bi'asclor ,

nu r.iîNOU.

ranipiitatlon dans la coiitigiiité du {jenou , est (jéiiéralcjiieiit considérée comme moins convenable ([lie celle delà cuisse; l’étendue des surfaces articulaires (jui^ dans ce cas, sont exposées à Faction irritante de l’air, explique assez ce jugement sévère; toutefois, si l’on se décidait à la pratitjuer, on ne devrait faire qu’un lambeau postérieur, dans lequel seraient les principaux vaisseaux et nerfs; on conseille généralement de terminer par ce lambeau , et en cela , on se conforme aux règles générales des amputations à lambeaux * ; mais l’opération se fait à la fois plus rapidement et plus régulièrement, si l’on suit une marche inverse, et si , comme depuis long-temps nous le faisons exécuter aux élèves, que nous dirigeons dans la manœuvre des opérations chirurgicales, on plonge en arrière le couteau, pour tailler d’abord le lambeau unique. Cette petite inft’actioit à des règles qui , au reste , soufflent quelques exceptions, n’a aucun inconvénient; il reste donc tous les avantages signalés.

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