DE LA JOUE. I
minent au sillon courbe, naso-labial * ; une aponévrose , que personne , à ma connaissance , ii’a complètement décrite , fortifie la joue dans sa partie la plus faible , au niveau du muscle buccinat.eur ; cette lame, que l’on peut appeler génipnne, est. simple en avant , et formée de deux lames en arrière ; l’iine d’elles , appliquée immédiatement sur le buccinateur , est généralement considérée comme un épanouissement de la membrane extérieure du conduit de Sl.enon , et est bien distincte de l’aponévrose buccinato-pharyngienne , dont la description n’est pas de notre sujet; l’autre, s’écarte du muscle buccinateur, et vient s’insérer sur le bord antérieur de la branche du maxillaire inférieur; deux prolongements antérieurs de la glande ^ parotide s’avancent, l’un superficiellement, l’autre profondément dans la joue ; le premier, plus volumineux , forme souvent un lobe distinct de la glande , et est pourvu d’un conduit excréteur particulier, qui se rend au conduit de Stenon; le second, est plongé entre la branche de la mâchoire et le muscle ptérygoïdien interne. Cette disposition de la parotide,par rapport à la branche de la mâchoire, rappelle celle de la glande sous-maxillaire sur le bord libre du muscle mylo-hyoïdien. Le canal de la parotide, traverse la joue horizontalement d’arrière en avant , à runion de son tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs, puis vient se terminer, au niveau
■ On sait que les auteurs les représentent, cornme se prolongeant dans la lèvre supérieure ; c’est une erreur,.
ANATOMIK T01'()(jKAl>HiyUH.
lie renfoiicemeiit moyen exf,eine cjui a été signalé 5 rappelons encore cpi’il forme au-devant du masséter, une courbure à convexité antérieure, qu’il passe obliquement à travers les diverses couches de cette région , paraît sous la muqueuse , et la perce à une hauteur indiquée. Les artères de la ioue peuvent être divisées en superficielles et en profondes j les premières viennent de la faciale et de la trans-. verse de la face ; les secondes sont fournies par la maxillaire interne , et notamment par ses branches sous - orbitaire , alvéolaire , massétérine , ptéryoïdienne, buçcale et dentaire inférieure j toutes ont entre elles de fréquentes anastomoses, et communiquent plus loin avec celles de l’orbite. Les veines suivent exactement le trajet des artères , dont elles diffèrent par leurs flexuosités moins nombreuses j les superficielles et les profondes communiquent par de larges branches , souvent assez développées , pour qu’on puisse les considérer comme des troncs, qui, par leur réunion, forment la veine jnaxillaire interne antérieure de Meckel. Les vaisseaux lymphatiques géniens, se partagent entre les ganglions parotidiens , sous - maxillaires et profonds du col. Les nerfs viennent cxclusiveineni, des deux sources indiquées pour la bouche en général , le facial et la cinquième paire j les filets du premier, ont une direction transversale ou oblique , les uns sont buccaux ^ les autres nialaircs ; les filets de la seconde sont perpendiculaires ou obliques, \g. buccal, \q niasséLérui et le dentaire du jnaxillaire inférieur, le sous-orbilairc et les