MOYENS DE REMÉDIER AUX IRRÉGULARITÉS
pleur, abstraction faite du ralentissement constant qui s'ob- ;erve au début de la période chirurgicale, il faut être sur ses gardes. S'il devient petit, dur, très fréquent, comme cela arrive Jans les cas de congestion vers la téte, il suffit d'éloigner un )eu l'appareil : cette simple mesure permet de continuer les inhalations ; s'il devient fihforme, intermittent, s'il n'est plus représenté que par de simples frémissements, le moment est ^véritablement critique. La face pâlit, les lèvres se décolorent, îlles sont agitées de tremblements convulsifs qui s'étendent parfois aux membres supérieurs; la syncope est imminente. 1 faut immédiatement enlever le chloroforme et recourir lUx moyens qui réussissent le mieux contre la lipothymie : léclivité de la tête, frictions sèches ou stimulantes sur le centre, aspersion d'eau froide, etc. Quelquefois, malgré tout, a syncope se déclare; on a alors à lutter contre un accident rès grave, dont le traitement mérite un examen spécial qui ;erafait dans le chapitre suivant.
Dans l'immense majorité des cas, les moyens simples suffî- ;ent et les fonctions se rétablissent. En face d'une prédis- )Osition aussi fâcheuse, il y a lieu de se demander si la chloroormisation est bien indispensable, s'il n'est pas préférable e l'ajourner au lendemain. Quelle que soit la détermination )rise, les inhalations ne seront continuées qu'au moment où e pouls aura recouvré les caractères qu'il avait avant l'actident. Il peut arriver, et des observations le constatent, que le riême danger se produise une deuxième, une troisième fois; les nêmes moyens devront être employés pour le conjurer, loueurs avec le même zèle, la même promptitude et la même tersévérance.
F. Les accidents nerveux, même les névroses à forme conmlsive bien déterminée^ ne doivent point préoccuper, ainsi ue nous l'avons dit : àmoins de contre-indication particuhère,
faut continuer sans hésitation. Par sa persistance, la cause e l'accident deviendra ainsi très promptement un remède u mal.