‹ Traité d'anesthésie chirurgicaleChapitre 99 sur 133 · PROPORTION DES MORTS · texte numérisé non relu

PROPORTION DES MORTS

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La comparaison, conclut M. Simpson, est toute en faveur de l'éthérisation, et la démonstration est assez frappante : sur 100 amputés, dans les hôpitaux anglais, il y en a 6 qui ont été sauvés avec l'éther et qui auraient succombé sans lui; si l'on prend, pour terme de comparaison, l'hôpital de Glascovv% l'éther en aurait sauvé 17 sur 100, et jusqu'à Z!x, à s'en rapporter à la mortahlé des hôpitaux de Paris.

Malgré tous les soins apportés par l'auteur à la construction de ses tableaux statistiques, il est impossible d'accepter, sans faire de réserves, les conséquences qui en découlent.

La collection de M. Phillips y figure à deux titres différents, d'abord en totalité, puis dans la plupart des éléments qui la composent; elle constitue donc un double emploi. Le tableau de M. Lawrie, représentant pour un seul hôpital une période de prés d'un demi-siécle, ne peut être comparé avec les amputations pratiquées pendant une année dans /|9 hôpitaux différents; d'autre part, les moyennes de mortalité antérieures à l'éthérisation sont trop différentes entre les hôpitaux anglais et les hôpitaux français, pour que l'on puisse indifféremment se servir des unes ou des autres, comme terme de comparaison. 11 n'y a donc que le tableau des amputations faites dans les hôpitaux anglais et relevé par Simpson qui puisse être rigoureusement opposé à celui des opérations pratiquées avec le concours de l'anesthésie. Et encore les données qu'ils four-

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