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LES CIELS

(Voir fig. 80, 8i et 137.)

Le ciel, dans tous les genres de peinture, offre toujours une grande difficulté; car il faut qu’il soit tout à la fois aérien, fin, vibrant et profond.

Savoir faire les ciels, c’est connaître le côté le plus difficile de l'art et celui qui tient sous sa domination l’harmonie du tableau, surtout dans le paysage.

L’importance du ciel a été fortement caractérisée par Rubens dans ces mots : « Le ciel fait ou défait le tableau. »

Voici, d’autre part, comment Diderot apprécie l’influence du ciel sur le tableau : « Le ciel répand une teinte générale sur les objets. La vapeur de l’atmosphère se discerne au loin; près de nous, son effet est moins sensible; autour de moi, les objets gardent toute la force et toute la variété de leurs couleurs; ils se ressentent moins de la teinte de l’atmosphère et du ciel ; au loin ils s'effacent, ils s’éteignent, toutes leurs couleurs se confondent, et la distance, qui produit cette confusion, cette monotonie, les montre tous gris, grisâtres, d’un blanc mat, ou plus ou moins éclairé, selon le lieu de la lumière et l’effet du soleil. »

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