LE CIEL UNI
(Voir fig. 123 et 126.)
Parlons d’abord du ciel clair, sans nuages, soit bleu, soit gris. La première difficuté qui se présente dans l’exécution d’un ciel, c’est, comme disent les peintres, de le faire plafonner, c’est-à-dire
loi
COUP D'OEIL SUR LA NATURE
de lui faire bien exprimer la distance qui le sépare de l'œil de celui qui le contemple, en d’autres termes, de le faire bien fuir. C’est pour arriver à ce résultat que la coloration et les valeurs des différentes parties du ciel doivent être bien observées selon leur distance.
Dans les ciels purs, il est indispensable de faire bien sentir la vibration, c’est-à-dire le mouvement de l’air, mouvement que le premier coup d’œil jeté sur un ciel bleu ou gris permet rarement d’apercevoir, mais que fait parfaitement comprendre un examen plus attentif.
Les peintres qui n’observent pas la nature et qui, par conséquent, la connaissent peu, se contentent, s’ils voient un ciel gris ou bleu, déposer une teinte grise ou bleue et de la dégrader jusqu’à l’horizon. Or ce n’est pas par un ton plat simplement dégradé qu’on peut représenter un tel ciel et rendre les vibrations de l’air, mais au contraire par uno grande variété de tons.