LE PEUPLIER
Le peuplier, cet arbre si !
commun dans nos contrées, et dont la tète line et élancée (fig. 109) se perd dans le ciel, joue toujours, malgré la monotonie de sa forme, un rôle agréable dans le paysage, où il semble placé comme un point d’exclamation. Sa forme sévère lui appartient en pro-
pre et, n'importe où il se trouve dans un tableau, son individualité est caractérisée. Ses feuilles présentent une coloration d’une grande finesse, moins grande pourtant que celles du saule, et son bran-
LES ARBRES
chaqc, quoique serré, n'est pas sans une certaine grâce pittoresque.
Les vieux peupliers ont des troncs d une forme merveilleuse et dont les attaches sur le sol offrent à elles seules des sujets d’étude tout à fait attrayants (fig\ MO).
Le peuplier hlanc, par ses formes disloquées, et malgré les capricieuses directions de ses branches, a moins d’originalité que l’autre; mais il prend sa place dans l’harmonie générale par la couleur de son feuillage, qui est aussi d’une finesse remarquable.
Les peupliers se traduisent plus facilement avec la brosse (fi g. 25) qu’avec le pinceau.
COUP D’OEIL SUR LA NATURE