ESQUISSE
Nous n’avons pas figuré ici le trait ou dessin qui doit précéder a première préparation de l'aquarelle ; nous nous contenterons de répéter que la base fondamentale de l’aquarelle est un dessin léger, in et nerveux, entourant la forme des objets comme un fil de fer. ^e crayon de mine de plomb dur est celui qu'il faut préférer.
Employer le papier Whatman demi-force ou le torchon.
PREMIÈRE PRÉPARATION (fig. 124).
Pour la première préparation de cette étude de fabriques, le travail doit être dirigé ainsi : faire d’abord le ciel qui, par son ton froid, idera à apprécier la coloration des murs; faire la première croisée m bord du tableau; passer à la seconde, puis faire la porte, l’escalier t le baquet; passer à la troisième croisée en bas, faire le dessus du alcon, la petite porte basse et la porte ogivale placées sous le balon; continuer par le chemin, les herbes, le fumier, et terminer en onnant la coloration aux vieux bois de la charpente.
MODELÉ DANS l’eAU
Pour chacune des parties composant ce fragment de construcon, poser d’ahord la teinte la plus claire et, pendant qu’elle est umide, prendre avec le pinceau bien dégagé de nouvelles couleurs t modeler. Passer successivement d’une partie à l’autre en opérant e même.
COUP D'OEIL SUR LA NATURE
LE TON LOCAL (fig. 12a)
La première préparation de l’aquarelle, préparation qui con stitue le dessin, l’efïet et le relief, est, on le comprend, la partie 1 plus importante du travail ; cet ensemble étant réussi, Paquarell \ est aux trois quarts faite, car il ne reste plus qu’à appliquer le toi i local. Il est bon, pour cette partie surtout, d’employer un bon pin ceau en martre. Prenant d’abord, pour poser le ton local, la parti du mur de gauche, charger fortement le pinceau d’une teinte trè claire, qui doit être passée avec une grande légèreté de main su tout le pan de mur; cela fait, dégorger le pinceau sur le bord di verre, prendre successivement des tons brillants, jaunes, rouges oi gris bleutés, et les glisser dans l’humidité de cet ensemble. (La teint' locale doit toujours passer sur toutes les parties ombrées ou ei relief, afin qu’elles participent bien de ce ton général.) l)u mu passer à l’escalier, l’envelopper rapidement du ton local en varia n ce ton autant qu’il sera possible et glisser dans l’eau tous les ton qui paraîtront nécessaires pour compléter le modelé. Passer ensuifi à la partie droite qui soutient l’escalier et placer là les couleurs le: plus vives et les clairs les plus éclatants. Faire en dernier les 1er rains et les détails accessoires. L’aquarelle étant ainsi terminée, oi remarquera que le passage de ces larges teintes locales en a inévi tablement amolli quelques parties; c’est alors qu’il faut poser cà e là quelques fermetés, fouiller des profondeurs et placer des accents >
Le premier plan se compose de l’escalier et du coin de mur qu soutient le balcon. Les marches les plus rapprochées sont plu accentuées, plus fouillées dans leurs profondeurs, le ton vrai de 1; pierre est plus lisible, et près du point où vient se grouper, auprè: a du baquet, le balai formant une tache colorée, se trouve, par uni 1 opposition voulue, la note claire du terrain. Tout est calculé poui j rendre ce point intéressant par les détails et l’effet. Deux parties I bien tranchées s’y présentent : le pan de mur de gauche et b; fl premier plan de l’escalier encadré parle balcon.
,ÜE A -CUTANCES ( NORMANDIE) ■••■■■PET Pi: SOIR
Fig. I2fl.
LES FABRIQUES