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LES (.LACIS

On entend par glacis une couleur que l’on applique sur d’autres, pour leur donner plus de coloration ou plus de vigueur ou pour diminuer le ton.

Il y a deux genres de glacis : le glacis transparent et le glacis demi-pâte.

Le (/lacis transparent est celui qui se pose à pleine eau pour augmenter le ton ou changer la couleur locale.

Les glacis transparents sont d’un grand secours pour harmoniser les ensembles. Telle partie est d’un ton généralement trop faible, qu’il faut augmenter : on passe dessus un glacis. Telle autre partie n'est pas assez enveloppée, ne se trouve pas assez dans l’ombre : c’est également par un glacis qu’on arrive à la coloration voulue. Enfin, le ton local est-il froid, a-t-il besoin d’un accent plus chaud, le glacis est encore là.

Le (/lacis demi-pâte, qui est la couleur mêlée au blanc, sert à diminuer les tons; il doit être passé rapidement et plutôt faible que fort. Il ne faut s’en servir que le plus rarement possible, à moins <pic ce ne soit sur une aquarelle gouachée; mais l’association de la gouache avec une aquarelle pure ne peut être heureusement réussie que par un aquarelliste déjà fort.

Les glacis ne se mettent que lorsque l’aquarelle est complètement faite.

Le meilleur pinceau à employer pour le glacis transparent est le pinceau plat (fig. 26), avec lequel il faut procéder ainsi : après avoir

composé un ton très faible, avec beaucoup d’eau par conséquent, en emplir ce pinceau, le tenir aussi long que possible, et, comme il est chargé de couleur, en effleurer seulement le papier en le passant rapidement, et ne jamais donner deux coups de pinceau au même endroit; si le glacis n’est pas assez fort, il faut attendre qu’il soit bien sec et en passer un second.

Le pinceau rond est aussi excellent pour le glacis; mais il exige plus d’habileté, parce qu'il dépose une plus grande quantité de couleur; par sa forme et son ampleur, il contient beaucoup d’eau, par conséquent une grande abondance de teinte, et il faut le manœuvrer avec une grande souplesse, pour ne pas enlever le travail sur lequel on passe le glacis. On comprend facilement que cette manière de passer les glacis n’est applicable qu’aux aquarelles de grande dimension.

Pour les aquarelles d’un format ordinaire, le glacis se pose simplement avec le pinceau qui sert à l’exécution. Pour cela, on le remplit de couleur bien délayée, d’un ton fort ou faible, selon le besoin, et, sans hésitation, avec toute la franchise possible, on enveloppe les objets qu’on veut glacer. Il faut, comme dans le premier cas, éviter avec soin do repasser le pinceau sur une partie déjà humide.

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