ENTABLEMENT ET TRIBUNES
Le style italo-flamand ne connaît plus le triforium qui se profilait entre les arcades et les fenêtres hautes de la nef principale. L’application des principes classiques amena forcément l’architecte à construire à l’endroit de cette galerie gothique un vaste entablement, posé sur les arcades en plein cintre des nefs. Un autre système de construction eût été, d’ailleurs, impossible, car le style classique exigeait avec une rigueur dont il était interdit de se départir, que toute arcade fût recouverte d’un entablement. Un ordre sans entablement ne se concevait pas (p. 247).
L’entablement classique était simple. Nous en connaissons la composition (p. 250).
Nos architectes du xvii® siècle lui donnèrent une décoration mouvementée dans ses lignes, ornée de fausses niches aux contours rentrants et sortants, de guirlandes de fleurs et de fruits, de têtes d’anges, etc. L’entablement, qui règne tout autour des nefs de l’église du Béguinage, est un modèle du genre (fig. 298).
Le baroque italien introduisit l’usage des tribunes, lointain souvenir des tribunes de la basilique romaine. Les architectes flamands reprirent ce système et Jean Cortvrindt notamment l’appliqua à l’église de N.-D. de Bon Secours (fig. 297).