‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 17 sur 143 · TOIT ET CORNICHE · texte numérisé non relu

TOIT ET CORNICHE

Le toit d’un édifice roman repose directement sur le mur et dépasse celui-ci, de sorte que les eaux pluviales sont rejetées directement sur le sol (fig. 83).

La partie du toit qui s’avance au delà du parement du mur, est soutenue par une corniche, généralement composée d’un quart de rond simple ou agrémenté de distance en distance d’un modillon ou corbeau, mouluré ou taillé déjà en forme de figure. Parfois, la corniche fait corps avec des arcatures qui régnent en dessous du toit, comme la fig. 37 nous en donne une idée.

On consultera avec intérêt la disposition de la toiture de la chapelle Sainte -Anne (fig. 2) et de la tour de l’église de Woluwe-Saint-Lambert (fig. 54). Enfin, le dessin ci- joint qui

Fig. 51. Corbeaux de corniche (xii®-xiii® siècle.)

reproduit la double arcature, qui orne une chapelle adossée au transept sud ou droit de l’église de N. D. de la Chapelle, achève de préciser la notion de l’arcature romane (fig. 52).

Ces arcatures sont construites en encorbellement, c’està-dire en assises faisant saillie sur le parement du mur. L’arcature inférieure est faite d’un tore reposant sur une console sobrement sculptée.

On peut se demander si elles n’appartiennent pas à une construction romane du xii® siècle, qui aurait été maintenue lors de la reconstruction de l’édifice sur un plan plus vaste au début du xiii® siècle. En tout cas, elles relèvent, comme type, du style roman pur.

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