LA PORTE
La porte comme la fenêtre s'élargit et s'enrichit d'ornements. Elle est très éloignée déjà de la porte fruste et étroite de la période romane primitive (fig. 47) ; elle tranche aussi par la complexité de sa structure sur la porte romane de la dernière période (fig. 48 et 49).
Les portes romanoogivales du transept de l'église Notre-Dame de la Chapelle disparurent au XV® siècle pour faire place à des entrées gothiques. Faute d'original, nous sommes obligé de nous en tenir à la reconstruction, très savante d'ailleurs, que le restaurateur de l'église en a faite (fig. 94) .
Les éléments de cette reconstitution sont visiblement empruntés à la fenêtre du chœur, et avec raison, puisque la fenêtre et la porte évoluent concurremment et suivant les mêmes règles.
La porte a l'allure d'un portail. Une série d'arcs la recouvrent. Fig. 82. Schéma d’une fenêtre romano- Trois d'entre eux dont ogivale. A, A. Arcades géminées à ogive.
le profil est décrit par un oculus lobé. — D. Extrados ou intratore, retombent sur des dos. — E. Archivolte à plein cintre, colonnettes d'angle. Un
quatrième arc, l'archivolte, est mouluré, et s'appuie également sur une colonnette. Ces arcs, remarquons-le, sont placés en retraite l'un sur l'autre et forment ce qu'on appelle des voussures.
Les colonnettes d'angle sont du type connu : fût cylindrique; chapiteaux décorés de feuilles stylisées et enroulées
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L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE
à leur extrémité en volute formant crochet; base faite de deux tores reposant sur un socle carré. Le linteau est orné de figurines et de feuillage. Dans le tympan un bas-relief.
A la différence de la fenêtre, la baie de la porte n’est pas subdivisée et par conséquent il n’y a pas lieu d’y appliquer les deux ogives géminées qui donnent à la fenêtre un caractère si particulier.