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LA TOUR

La tour des monuments de style romano-ogival est carrée. Elle s'élève, non plus en tête de l'édifice comme dans la période antérieure, mais à l'intersection du chœur et du transept, dispositif nouveau venu de la région de l'Escaut. (Ci-dessus p. 54). Elle est peu élevée, recouverte d'un toit obtus à quatre pans et percée sur ses faces de fenêtres étroites, simples ou géminées. Toute idée de tour fortifiée est définitivement abandonnée. L'enceinte urbaine est là pour défendre désormais la population contre les attaques du dehors.

La construction de la tour à l'intersection du chœur, du transept et de la nef principale oblige l'architecte à renforcer considérablement les quatre piliers qui s'élèvent aux angles du carré du transept (fig. 9 D). Au lieu d'un support carré simple, nous y trouvons des supports cruciformes, c'est-à-dire quatre piliers engagés l'un dans l'autre, comme les fig. 64, 65 et surtout 66 nous en donnent une idée.

La tour de l'église romano-ogivale de N.-D. de la Chapelle existe encore en partie, comme nous avons eu l'occasion de le signaler à propos des pilastres de type roman qui en renforcent les parois (fig. 38). L'abbé de Bruyn a tenté un essai de reconstitution de cette église que nous donnons ici pour ce qu'elle vaut (fig. 95)

I. De Bruyn, Trésor artistique des églises de Bruxelles, p. 222.

LE STYLE GOTHIQUE PRIMAIRE

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