‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 5 sur 143 · INFLUENCES EXTÉRIEURES · texte numérisé non relu

INFLUENCES EXTÉRIEURES

Nos édifices romans des xi® et xii® siècles, et même encore du commencement du xiii® siècle, se trouvent sous l’influence de VÉcole germanique et plus spécialement de VÉcole rhénane Le Brabant est terre d’Empire, l’Escaut formant la limite occidentale entre l’Allemagne et la France en vertu du traité de Verdun de 843. Pendant les luttes féodales, d’où sortiront la Lotharingie et les petits États qui la morcellent (x®-xii® siècle), la région située entre l’Escaut et le Rhin est orientée politiquement vers l’Allemagne, économiquement vers le Rhin et vers Cologne qui est, jusque vers 1200, la grande et l’unique métropole commerciale de la vallée rhénane. Jusqu’à la fin du xii® siècle, les ducs de Brabant assistent aux diètes impériales et le duc Henri I®^ (1190-, 1235) séjourne volontiers à Cologne. C’est vers cette époque cependant que les villes brabançonnes se détourneront de l’Empire et s’orienteront résolument vers la Flandre et la mer du Nord. L’influence germanique alors prendra fin.

Page 1