‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 53 sur 143 · II. LE CONTREFORT ET L’ARC-BOUTANT · texte numérisé non relu

II. LE CONTREFORT ET L’ARC-BOUTANT

Si l’application de l’ogive obtuse à la voûte romanoogivale a amené déjà la transformation du pilastre roman en véritable contrefort (comparez la fig. 36 à la fig. 78), celle de l’ogive aiguë force le constructeur à porter toute son attention du côté des butants. Le perfectionnement de la voûte est d’ailleurs inséparable de l’amélioration des moyens

LE STYLE GOTHIQUE PRIMAIRE

de résistance à la poussée.

Plus les arcs d’une voûte sont aigus, plus ils agissent sur les murs pour les écarter et les jeter bas. Le contrefort neutralise leur action, mais seul, même renforcé, il ne suffit déjà plus. On lui donne un auxiliaire précieux, qui est y arc-houtant, et tous deux, dans un commun effort parviennent à maintenir debout les murailles de l’édifice.

Nous traiterons successivement des deux éléments que le constructeur oppose à la poussée de la voûte, le contrefort et V archoutant.

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