‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 75 sur 143 · I- Ji · texte numérisé non relu

I- Ji

Fig. 152. Fenêtre de style gothique rayonnant, collatéral droit de l’église de Sainte-Gudule (xiv® siècle).

est pratiquée dans la partie inférieure. De massif qu’il était, le pinacle est devenu rapidement un ravissant motif d’ornementation.

3 L’arc-boutant. Le contrefort qui émerge au-dessus de la toiture des chapelles latérales, est relié à la nef centrale par un auxiliaire dont nous connaissons la précieuse colla-

LE STYLE GOTHIQUE SECONDAIRE

Fig. 153. Fenêtre de style gothique rayonnant, voisine du transept sud, vue de l’intérieur. Collatéral droit de l’église de Sainte-Gudule (xiv® siècle).

boration, Tarc-boutant. Celui-ci peut être simple, mais dans les monuments élevés, il est double, et c’est le cas pour Téglise de Sainte-Gudule dont les contreforts sont unis à la nef par deux arcs superposés.

Comme structure, Tarc-boutant répond à celui du style gothique primaire. La décoration du rampant est plus riche.

L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE

La gravure (fig. 124) nous donne une vue d'ensemble du contrefort et de l'arc-boutant du collatéral droit de l'église de Sainte-Gudule. On remarquera le jeu intéressant des clochetons ou pinacles au nombre de trois : le premier couronnant le pilastre extérieur, le second le contrefort proprement dit, le troisième incorporé dans la balustrade de la grande nef et placé à l'endroit de jonction de Tarc-boutant.

Le système des contreforts intérieurs est propre aux églises dont les collatéraux sont bordés de chapelles. Il va sans dire qu'une église de style rayonnant qui n'a pas ces chapelles, aura le contrefort extérieur. Celui-ci diffère du contrefort de la période précédente par sa sveltesse, par l'épannelage de la face antérieure qui était restée lisse dans le contrefort gothique primaire, par l'élégance du clocheton qui le couronne.

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