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L’ARC

^ I / Que savons-nous jus-

f qu’ici de l’évolution de

l’arc en ogive?

Fig. 173. Trace d un arc en anse ® ,

de panier. Nous savons qu au

moment de son adaptation à la voûte romano-ogivale cet arc était plutôt obtus, qu’il devint rapidement aigu dans le style gothique primaire, du moins dans certaines de ses applications, et que dans la suite il s’élargit, au point que dans le style gothique secondaire l’arc en tiers-point s’affirma comme l’arc-type.

Dans la période ogivale flamboyante, l’ogive s’écarta davantage encore. Elle redevint obtuse. On la projette en plaçant la pointe du compas, non plus au tiers de la corde, mais plus près du centre de la corde (p. 59 et fig. 169).

Fig. 174. Tracé théorique d’un arc Tudor.

Fig. 175. L’arc Tudor dans son application pratique (xvi® siècle).

L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE

L’arc ira toujours en s’élargissant davantage, si bien qu’il finira par se confondre de nouveau avec le plein cintre. Celuici redeviendra ainsi, par une évolution toute naturelle, l’ arc-

type de l’architecture de la moitié du xvi® siècle.

Cependant, avant de s’abaisser au point de se confondre avec l’arc en plein cintre, l’ogive fera l’objet de certaines combinaisons qui caractériseront le style flamboyant dans la toute dernière période de son application (de 1500 à 1555 environ). Ces formes sont :

l’arc en anse de panier, l’arc en accolade et l’arc en ogive infléchie ou à contre-cour he.

Renaissance, dans la seconde

Fig. 176. Tracé d’un arc en accolade.

lo L’arc en anse de panier ou arc sur baissé (fig. 173). est formé d’un grand segment de cercle A B, relié aux montants C D, E F par deux segments de circonférences beaucoup plus petites C A et B E

L’arc en anse de panier brisé s’appelle arc Tudor. Il est brisé à son sommet (fig. 174).

I. Définition donnée par Enlart, Manuel d’ archéologie française, p.29.

LE STYLE GOTHIQUE TERTIAIRE

2° L’arc en accolade, spécial au style ogival flamboyant, est formé d’une pointe (A) composée de deux courbes (A B et A C), opposées à la partie supérieure d’un cintre (D E!F).

L’arc en ogive infléchie ou à contre-courbe, particulier au style flamboyant, diffère du premier en ce sens qu’il est plus surbaissé.

L’ogive infléchie ou à contre-courbe se décrit au moyen de rayons partant de quatre centres différents (A, B, C,D) et produisant deux courbes convexes à la base (E F et G H) et deux courbes concaves ou contre-courbes au sommet (I J et J K).

Fig. 179. Tracé d’un arc en ogive infléchie ou à contre-courbe.

L’arc en ogive obtuse (fig. 170) reste d’un emploi prédominant dans les fenêtres et dans les arcades des nefs. Les arcs au tracé fantaisiste — arc en anse de panier et arc en accolade — s’appliquent plus particulièrement aux portes. On les retrouve aussi fréquemment — y compris l’arc en plein cintre — dans les arcatures, dans les panneaux des contreforts, des pinacles, etc. , par conséquent dans les parties plus exclusivement ornementales.

Fig. 180. Tracé théorique d’un Fig. 181. Arc en ogive infléchie

arc en ogive infléchie ou à contre- dans son application pratique

courbe. (xvi® siècle)

L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE

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