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LA COLONNE

La colonne de l’époque ogivale tertiaire se distingue de celle du style gothique rayonnant par les dimensions et la décoration du chapiteau et surtout par les caractères du socle.

Fig. 182. Travée de la grande nef de l’église de N.-D, de la Chapelle (première moitié du xv® siècle).

LE STYLE GOTHIQUE TERTIAIRE

La colonne que nous avons appris à connaître jusqu’ici, était généralement monocylindrique. Dans le style ogival tertiaire les colonnes en faisceau sont d’un emploi de plus en plus fréquent. Nous traiterons successivement de l’une et l’autre espèce de colonne.

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Fig. 183. Travée de la grande nef de l’église de N.-D. des Victoires au Sablon (Seconde moitié du xv® siècle).

L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE

A. De la colonne monocylindrique.

L’église de N.-D. de la Chapelle et de N.-D. au Sablon nous fournissent des exemples remarquables de colonnes

appartenant au style ogival tertiaire. Nous reproduisons à la fig.

182 une travée de la grande nef de l’église de la Chapelle et à la fig, 183 une travée de la grande nef de l’église du Sablon. La première fut construite, on le sait, dans la première moitié du XV® siècle, la deuxième dans la seconde moitié du même siècle. On y relève des différences sur lesquelles nous insisterons en temps et lieu.

Suivant notre méthode habituelle, nous analyserons successivement les trois parties qui composent la colonne, le jût, le chapiteau et la hase.

I® Le fût. Cette partie de la colonne reste ce qu’elle était dans le style gothique des périodes antérieures. Elle est circulaire, lisse, sans ornements, et faite d’une superposition de blocs taillés en segments de cercle. Tout au plus le fût est-il un peu plus

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Fig. 184. Colonne de la grande nef de l’église de N.-D. de la Chapelle (Première moitié du xv® siècle) .

Fig. 185. Vue du collatéral gauche de l’église de N.-D. du Sablon, et vue partielle de la nef principale avec triforium. (Fin du xv^ siècle.)

Fig. i86. Façade principale de l’église du Sablon après la restauration de la partie existante et la construction du gâble, en igoi. (V. fig. 164.)

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svelte et plus élancé que précédemment, mais la différence est souvent tellement minime qu’elle est imperceptible.

2® Le chapiteau. Nous disions |que la colonne de style gothique tertiaire se distingue de la colonne des époques antérieures par ses dimensions et par sa décoration.

Parlons tout d’abord de ses dimensions. Le style gothique flamboyant a évolué pendant cent ans et au cours de cette évolution le chapiteau s’est abaissé progressivement. Pour ‘ se rendre compte de ce changement il suffit de comparer la fig. 183 à la fig. 182 et surtout la fig. 184 à la fig. 187. Cet abaissement successif annonce la disparition future du chapiteau, et de fait, cet élément d’architecture disparaîtra complètement au dernier stade de l’évolution du style gothique.

Ainsi donc, quand vous vous trouverez en présence d’un chapiteau très bas, vous conclurez qu’il doit être de date relativement récente, de la fin du XV® et même du XVI® siècle. Cependant, pour dater avec certi-

Fig. 187. Colonne de la grande nef de l’église N.-D.

des Victoires au Sablon (seconde moitié du xv® siècle) .

Pour le profil des moulures du socle, voir fig. 189.

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tude, il importe de tenir compte d’une deuxième particularité constructive, la forme de V abaque.

U abaque ou tailloir diminue de volume en même temps que la corbeille qu’il surplombe. Pendant la période romane et romano-ogivale, le tailloir est distinct du chapiteau, en ce sens qu’il est taillé dans une autre assise de pierre. Il est aussi plus puissant de forme et ressemble à une sorte d’entablement sur lequel viennent s’appuyer les sommiers des arcs (fig. 20, 63, 67, 90, 114). Dans le style gothique primaire, il fait corps avec le chapiteau, mais il reste épais et saillant (fig. 102, 103, 105, 109). Dans le style ogival rayonnant il garde encore son importance, bien qu’une moulure le rende déjà moins massif (fig. 147, p. 136). Dans le troisième et dernier stade de l’évolution du style gothique, précisément celui qui nous occupe ici, il s’amincit, et comme ses faces sont moulurées, il paraît plus étroit encore; parfois même, il est envahi par le feuillage exubérant du chapiteau. Sa présence cependant continue à être nécessaire, car il doit empêcher que les sommiers des arcs qui retombent sur les chapiteaux, ne brisent par leur poids les délicates sculptures de la corbeille (fig. 184 et 187).

Le tailloir ou l’abaque est toujours octogone. Il a adopté cette forme déjà dans la période romano-ogivale et il l’a gardée pendant tout le moyen âge. Il devait même la garder pour une raison constructive. C’est que les arcs-doubleaux des arcades et les nervures de la voûte s’appuient, comme le montrent les fig. 184 et 187, sur ses différentes faces. Par une disposition logique aussi, les fleurs et les feuilles de la couronne supérieure s’épanouissent directement en dessous des angles de l’octogone, leur assurant ainsi un complément de solidité.

V astragale, qui relie le chapiteau au fût, est restée ce qu’elle était dans la période précédente. Elle est formée d’un tore aminci ou aplati. Comparez la fig. 184 à la fig. 147. Il serait intéressant aussi de jeter un coup d’œil sur la fig. 102, afin de se rappeler, une fois de plus, la forme première de l’astragale.

Reste la décoration du chapiteau, comme troisième élément d’appréciation.

La corbeille est toujours ornée de feuillage, mais celui-ci est plus frisé, plus fouillé, plus renflé que jadis. Ce n’est plus ce feuillage à aspect massif du xiv® siècle.

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Ce sont des feuilles aux contours découpés, anguleux, tourmentés et fragiles. La feuille de chou frisé sert de thème favori aux ornemanistes de l’époque. A ses côtés apparaissent le chardon, la ronce, et aussi certaines fleurs, telles jque la rose, la marguerite et la violette ^qu’on échelonne de préférence dans les creux des moulures. Mais de toutes les plantes c’est le chou frisé |qui l’emporte. Il se prête admirablement d’ailleurs à ce modelé déchiqueté, à cette exagération de la forme qu’affectionnent les artistes de la période gothique finissante.

Aussi longtemps que le chapiteau conserve ses dimensions traditionnelles, le feuillage est disposé sur deux rangs (fig. 184). Il n’en est plus de même le jour où le chapiteau s’abaisse. Il n'y a plus place alors que pour une simple rangée de feuilles (fig. 187).

Dans le style gothique décadent, tel que nous le trouvons au xvii® siècle dans les environs immédiats de Bruxelles, le feuillage du chapiteau s’atrophie. Il se pose en quelque sorte par paquets sur la corbeille, qui elle-même a abandonné les formes de la corbeille de la belle époque ogivale. Citons à titre de curiosité la décoration d’une colonne engagée à pans coupés que nous trouvons dans la chapelle de Marie la Misérable à Woluwe-Saint-Lambert (fig. 188).

Si les dimensions et la décoration du chapiteau nous avertissent de l’époque à laquelle appartient une colonne, la base et le socle nous présentent à leur tour des éléments certains de critique.

30 La base et le socle. Le style gothique flamboyant s’efforce de donner à ses moulures un profil ondulé et déli-

Fig. 188. Chapiteau avec décoration atrophiée de la chapelle de Marie la Misérable, à Woluwe-Saint-Lambert (xviie siècle).

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cat. Plus de tore, lourd et massif, servant d’achèvement au fût et soutenant celui-ci (fig. 104), mais une moulure dont les formes concaves et convexes se succèdent dans un rythme cadencé, non sans provoquer une certaine maigreur (fig. 189).

La base garde la forme circulaire du fût, et comme le membre supérieur du socle est octogone, elle déborde nécessairement au-dessus de celui-ci, ce qui nuit à son agencement logique avec le socle. Déjà dans le style gothique primaire et même déjà dans le style romanoogival, quand il s’agissait d’une simple colonnette et non d’une pile-maîtresse, le socle était octogone, de circulaire ou carré qu’il était précédemment. Dans la suite, tant dans le style ogival rayonnant que dans le style gothique flamboyant, il conserva cette forme octogonale. Assez bas à l’origine, le socle s’éleva insensiblement, si bien que le socle élevé est devenu une caractéristique du style ogival flamboyant. Chapiteau et socle ont ainsi évolué en sens opposé.

La division du socle en deux parties constitue une deuxième caractéristique de la colonne gothique flamboyante.

Ces parties sont toutes deux octogones, superposées et séparées l’une de l’autre par une moulure, le membre supérieur en retraite sur le membre inférieur (fig. 184 et fig. 187).

La moulure qui marque la séparation entre les deux parties du socle, diffère comme profil suivant l’âge auquel appartient un édifice flamboyant. Dans la première moitié du xv® siècle, la moulure marque une transition naturelle entre les deux parties, en décrivant des courbes concaves et convexes (fig. 184). Dans la seconde moitié du xv® siècle, et plus tard au xvi®, elle reçoit une forme prismatique, de sorte qu’un creux profond se dessine entre les deux membres du socle (fig. 187 et 189, la coupe).

B. De la colonne en faisceau.

Fig. 189. Coupe et profil des moulures du socle de la colonne, fig. 187.

La colonne ou pilier en faisceau devient, ensemble avec le remplage flamboyant des fenêtres, une des caractéristiques

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les plus marquées du style ogival tertiaire. Sans doute, le faisceau n’est pas une invention nouvelle. Nous l’avons rencontré dans le style romano-ogival, mais il ne s’agissait encore là que d’un faisceau engagé dans le mur, et non d’un faisceau indépendant, faisant office de pilemaîtresse (fig. 69).

La grande nouveauté, c’est qu'il n'y a plus de chapiteau.

Déjà nous avons pressenti la disparition de cet élément d’architecture, quand nous avons vu la corbeille diminuer insensiblement en hauteur et le tailloir lui-même perdre son importance première. L’architecte évite les assises horizontales et leur préfère les lignes verticales afin de donner à sa construction une impression de plus grande élévation. Dans ce système les colonnettes moulurées, ou plutôt les nervures groupées autour d’une pile centrale, s’élancent du sol jusqu’à la voûte sans interruption, et même quelques-unes d’entre elles continuent leur course le long des arêtes de la voûte jusqu’à la clef (fig. 190).

La suppression du chapiteau ne se fit pas immédiatement dans tout l’édifice, mais graduellement.

Fig. 190. Colonne en faisceau du bas-côté extrême de l’église de N.-D. au Sablon. Pour le détail du socle, voir fig. 198. (Fin du xve siècle.)

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Tout d’abord il disparut dans le chœur, dès le premier quart du xv® siècle. Nous ne le trouvons plus dans le superbe vaisseau du chœur de l’église de N.-D. du Sablon (fig. 193), ni dans celui de l’église de N.-D. d’Alsemberg qui est de la même époque, ni dans le chœur de l’église de Saint-Pierre, à Anderlecht, édifié en 1470.

La construction en faisceau sans chapiteau permit de donner à l’arc triomphal qui sépare le chœur du transept un tracé admirable. Jadis, à l’angle du chœur et du transept, s’élevaient des colonnes engagées dont la fig. 148 nous indique la disposition. Maintenant, c’est une pile majestueuse, composée d’un grand nombre de colonnettes ou plutôt de nervures dont les moulures sont du type le plus varié. Toute la gamme des moulures gothiques s’y rencontre, depuis le tore cylindrique jusqu’au prisme le plus délicat. Le massif de colonnettes en faisceau qui s’élève à l’angle du chœur et du transept de l’église N.-D. des Victoires au Sablon est à cet égard un exemple des plus intéressants (fig. 191).

Du chœur l’emploi du support en faisceau s’étendit aux collatéraux, mais ici encore l’évolution s’accomplit par étapes. Tout en adoptant le massif mouluré, l’architecte lui conserva momentanément le chapiteau. Il n’abandonna définitivement cet élément que dans la seconde moitié du XV® siècle. '

On ne poursuit nulle part mieux qu’à l’église collégiale de Sainte- Gudule, la transformation graduelle du support en faisceau. Il suffit, à cet effet, de comparer le collatéral droit au collatéral gauche.

Le collatéral droit date, nous le savons, du xiv® siècle, peut-être de la seconde moitié de ce siècle. Il ne fut même entièrement achevé qu’au début du xv® siècle, mais peu importe la date précise de son achèvement. Par son esprit il appartient à l’architecture gothique rayonnante de l’époque de Jeanne et Wenceslas (1355-1406). Or, les angles des chapelles latérales qui le bordent, sont cantonnés de trois colonnes accouplées et engagées, surmontées d’un chapiteau. Nous apercevons celles-ci sur la fig. 195, entre les colonnes-maîtresses de la nef centrale. La fig. 148 nous en donne la coupe.

Le collatéral gauche remonte au xv® siècle, à l’époque ogivale flamboyante. Regardez la fig. 196. Vous remarquez que les angles des chapelles latérales sont cantonnés, cette fois, non plus de trois colonnes engagées, mais d’un faisceau de colonnettes ou de nervures moulurées du type le plus

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varié. Regardez de plus près et vous remarquerez que l’architecte a maintenu une série de petits chapiteaux qui forment en quelque sorte une frise au-dessus du massif.

La coupe (fig. 192) permet de suivre la ligne élégante des

Fig. 19 1. Massif de colonnettes en faisceau formant l’angle du chœur et du transept de l’église N.-D. du Sablon. (Début de la période flamboyante, 1400 environ.)

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moulures. Les tores y alternent avec les formes prismatiques.

Dans ce même collatéral gauche, la chapelle attenante à la tour ne connaît plus les chapiteaux. C’est que cette partie fut construite en tout dernier lieu, certainement pas avant la fin du xv® siècle.

Jusqu’ici le faisceau de nervures, avec ou sans chapiteaux, a fait partie intégrante de la muraille séparative des chapelles latérales. Mais l’évolution se précipite et aux bascôtés de l’église de N.-D. au Sablon, élevés sous le règne de Philippe le Beau (1494-1506), le faisceau apparaît entière-

Fig. 102. Massif de colonnettes en faisceau cantonnant les chapelles latérales du bas-côté gauche de l’église de Sainte-Gudule. (Période flamboyante. Seconde moitié du xv® siècle.)

Fig 193. Nef de l’église du Sablon (seconde moitié xv® siècle).

Fig. 194. Bas-côté droit de Sainte-Gudule (xiv® siècle).

Fig. 195. Fragment du collatéral droit de l’église de Sainte-Gudule. (Période rayonnante, xiv^ siècle.)

Entre les colonnes de la net' centrale on remarque les colonnes engagées, formant l’angle des chapelles latérales. A comparer à lafig. 196.

Fig. 196. Fragment du collatéral gauche de l’église de Sainte-Gudule. (Période flamboyante, xv® siècle.)

Entre les colonnes de la nef centrale on remarque les colonnes en faisceau, formant l’angle des chapelles latérales. A comparer à lafig. 195.

Fig. 197. Vue intérieure de la grande nef de l’église de Sainte- Gudule. — La partie inférieure jusqu’au triforium, xiv® siècle; le triforium et la partie supérieure, avec voûte, xv^ et début du xvi® siècle.

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ment indépendant. C’est un véritable pilier, comme le montrent les fig. 190 et 193.

Les moulures méritent de retenir notre attention car elles nous aident puissamment à discerner les styles. Comparons attentivement entre elles les fig. 191, 192 et 198.

Voici tout d’abord la fig. 191. Nous y voyons les colonnettes en faisceau du chœur de l’église du Sablon, du début du XV® siècle. La forme prismatique n’y apparaît encore que bien timidement et c’est le tore cylindrique traditionnel qui l’emporte.

La fig. 192 nous fait connaître un stade plus avancé. Elle appartient au collatéral gauche de l’église de Sainte-Gudule, élevé, on le sait, dans le courant du xv® siècle, par conséquent à une époque où le style flamboyant s’est déjà nettement dégagé du style rayonnant. Nous remarquons que quatre colonnettes sont prismatiques, tandis que six autres ont conservé la forme cylindrique.

Enfin, voici la fig. 198. Cette fois, les formes prismatiques ont définitivement écarté les formes cylindriques. Aussi, datent-elles de l’extrême fin du xv® siècle^

Le système des colonnettes en faisceau ne s’est pas étendu, à Bruxelles, aux piles-maîtresses des nefs centrales. Celles-ci, d’ailleurs, à part la nef de Saint-Pierre à Anderlecht (1470- 1482), furent élevées au xiv® siècle (Sainte-Gudule) ou dans la première moitié du xv® siècle (l’église de la Chapelle, 1421-1434, et l’église de N.-D. au Sablon, vers 1450). Nos architectes restèrent fidèles à la colonne monocylindrique. Ils n’imitèrent pas, nous ne savons trop pourquoi, les beaux modèles des supports en faisceau des églises de France.

Dans les colonnes en faisceau, les bases des colonnettes cylindriques ou prismatiques, groupées en une seule et même pile, forment par leur agencement la hase et le socle de cette pile (fig. 190 et le détail à la fig. 198).

Les socles des colonnettes sont à pans coupés (fig. 192) et se composent parfois de deux étages en retraite l’un sur l’autre (même figure). Ils sont allongés, et s’allongent sans cesse davantage au fur et à mesure que le style gothique approche de sa fin.

Les moulures des bases sont disposées sur un même niveau, comme le montrent les types que nous reproduisons, mais il arrive aussi, dans le dernier stade du style gothique flamboyant, qu’elles sont disposées sur des niveaux différents, de façon à faire ressortir l’importance de chaque colonnette

Fig. 198. Massif de colonnettes à moulures prismatiques. Bas-côté de J’église de N.-D. du Sablon. (Période flamboyante. Fin du siècle.) Voir fig. 190.

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et éviter la ligne horizontale. Enfin, les socles des colonnettes reposent directement sur le sol (fig. 192) ou bien ils se perdent dans un massif de maçonnerie qui sert de base générale à la pile-maîtresse (fig. 198).

C’est à dessein que nous n’avons rien dit jusqu’ici du fût de la cplonnette. C’est que le fût, tel que nous avons appris à le connaître, n’existe plus en réalité. Il existait dans les colonnettes en faisceau du style romano-ogival (fig. 69), mais dans la colonne en faisceau du style ogival flamboyant il s’est transformé en une nervure circulaire, aplatie ou prismatique.

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