‹ Traité d'arithmétique à l'usage des élèves de mathématiques A et B et des candidates au baccalauréat avec des compléments destinés aux candidats aux grandes écoles du gouvernementChapitre 59 sur 111 · Critérium d'égalitô des nombres Iractionaaires · texte numérisé non relu

Critérium d'égalitô des nombres Iractionaaires

Considérons deux nombres fractionnaires égaux i et 7;-

Ce sont deux nombres qui mesurent la même longueur on

des longueurs égales. En prenant des longueurs bb' fois

plus grandes, elles auront la même mesure ; or on a ainsi

abb' , a'bb' pour, mesure les nombres -7- et —77- qui sont respectivement égaux aux nombres entiers ab' et a'b. Donc l'égalité

-- = - entraine Tégalité aV = ba!. h b

Réciproquement, si Ton a ab^ = ba\ les deux nombres entiers ab' et 6a' mesurent des longueurs égales ; les parties aliquotes de ces longueurs sont donc aussi égales. En prenant des longueurs bb' fois plus petites que les précédentes, onaura donc encore des longueurs égales. Or, cellesci contiennent le même nombre de fois que les longueurs anciennes, non plus Tunité de longueur, mais la bb'« parafe' tié de celle-ci : les mesures nouvelles sont donc -77, et

bb

7771 c'èst-à-dire (N® 103, 1*") 7 et 7,; et ces deux nombb b b^ ^

bres sont égaux, comme mesurant des longueurs égales.

Donc l'égalité ab' = ba' entraine Tégalité 7 = t?-

Nous pouvons donc énoncer le caractère suivant, auquel on reconnaît que deux nombres fractionnaires sont égaux:

La condition nécessaire et suffisante pour que deux nombres

a a' fractionnaires r ef - soient égaux, est que les nombres entiers

ab' et ba' soient égaux,

il té

On démontre de même que si -z est plus grand que - 1

on a aV ^ olb\ et que si - est plus petit que p » on a aV <^a!b.

Exempks.-^ 77 = 57 ; car 10 X 21 - IS X 14 = 210 ;

|>g, car 2X5>3X3; et enfin |<|, car

Remarque. — L'égalité aft' = ba' entraine quatre égalités distinctes, en apparence,

If^V <i~ V' b^â" a'" a

Chacune de celles-ci entraine la première : ces égalités sont donc complètement équivalentes.

nombre fractionnaire est dit plus simple qu'un autre, lorsque ses deux termes sont plus petits que ceux de cet autre, Simplifier un nombre fractionnaire, c'est le remplacer par un autre nombre égal et à termes plus petits,

ConsidéronSi à cet effet, un nombre fractionnaire, 7»

dans lequel les deux termes ne sont pas premiers entrç eux ; la valeur de ce nombre ne sera pas altérée, en divisant les deux termes par un de leurs communs diviseurs (n^ 103, i*). Toute opération de ce genre donne évidemment un nombre plus simple que le précédent. Une telle simplification ne peut se poursuivre indéfiniment ; elle cesse dès que le numérateur et le dénominateur sont premiers entre

iB3 NOMBRES FRACTIONNAIRE

eux, et ceci arrive quand on a enlevé d'une façon quelcôn- ((ue, aux deux termes, tous les facteurs premiers qui leur sont communs. On peut parvenir à ce résultat du premier coup en cherchant le p. g. c. d. entre les deux termes, 5, et en divisant haut et bas par 8.

Le nombre qu*on obtient ainsi, -i s'appelle la valeur réduite de r«

Exemple, — Le nombre ^— peut Ée remplacer -successi-

vement par les nombres plus. simples, jôa' ôï' ô ®* ô'

en divisant les deux termes successivement par 2,. 2, 9, et

3, Le nombre - 1 dont les deux termes sont premiers entre

eux, est la valeur réduite du nombre proposé. On eût pu

robteînir immédiatement, en divisant les deux termes du

nombre proposé par le produit 2.2.9.3 = 108 des divers

facteurs supprimés dans les deux; termes. Il est évident,

d'après ce que nous avons vu antérieurement, que 108 est

le p. g. c. d. entre 216 et 324.

- L'opération, dont nous venons de donner un ex.emple

s'appelle la simplification des nombres fractionnaires ; le nom^

bre fractionnaire - est dit irréductible ou réduit à sa plu4

simple expression. , . . . , -

Pour justifier toutes ces locutions nous allons montrer que.le plus simple de tous leânombrea fractionnaires égaux à un nombre donné est sa valeur réduite. Ceci résulte du ihéorème suivant:

Théorème. — Tout nombre fractionnaire égal à un autre

nombre fractionnaire dont les deux termes sont premiers entre

euar, a pour termes des équimultiples de ceux-ci.

. > . . -d • - • * a • • Soient en effet r ®t 7 deux nombres fractionnaires

NOMBRILS FRACTIONNA 1RB& fS;^

égaux, les deux tennes du second étant supposés premiers

entre eux. Nous savons que les deux égalités -r ^ - et

ap == b% sont équivalentes ; la seconde égalité montre que

a divise 5a et par suite ap ; mais^ a est premier avec .P;

donc il divise a, et on a a = ika, k étant un certain

nombre entier. En portant celte valeur de a dans régalitjà

a^ = ia, on en tire 6 = A:^.

. On voit donc que tout nombre fractionnaire ayant pour

valeur réduite -» est de la forme tt» * étant un cer-

tain nombre entier. Réciproquement, tout nombre de cette

forme est égala -• P . Les nombres fractionnaires égaux à un nombre donné sont en nombre infini, et sont tous les nombres de la

forme rg » * étant un entier quelconque et - la valeur

réduite du nombre.

La valeur réduite d'un nombre fractionnaire est donc bien le plus simple de tous les nombres qui lui sont égaux, •

Quand on parle de la valeur d'un nombre fractionnaire^ c'est toujours de la valeur réduite dont il est question.

Si dans la forme 7^ » on fait * «= 0, on obtient le

nombre -1 qui ne représente rien, mais qui peut être

regardé comme égal à un nombre fractionnaire quelconque.

Remarque. — Nous dirons" que deiix longueurs OA et OB

sont commensitrables lorsqu'elles ont une partie aliquote

• - commune, c'est-à-dire l(wrs-

-^ O A ^u'il y a une certaine longueur

' -j : -^ contenue un nombre exact dé

fois dans OA et aussi dans XiB. Éi on prend fa longueur OB pour unité, et que Ton ait trouvé une longueur contenue m fois dans OA et p fois

184 NOMBRSS FRACTIONNAIRES

dans OB, la longueur OA a pour mesure le nombre — La

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