‹ Traité d'arithmétiqueChapitre 104 sur 174 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Londres , en se faisant remettre d’Amsterdam da papier sur Londres, parce que, dans ce cas, chaque écu de 3

francs n’aurait coûté à Amsterdam que 52 , tandis

qu’en faisant faire des remises d’Amsterdam sur Paris , chaque écu coûterait 55 deniers , et eu se faisant remettre du papier sur Madrid, il ne coûterait que 54 deniers.

On dit que Paris donne le certain à Amsterdam , parce que » dans la manière d’énoncer le change entre ces deux places, la monnaie de Paris est fixe, tandis que celle d’Amsterdam est indéterminée, savoir, 3 francs pour 55 deniers plus ou moins. Paris donne, au contraire, l’incertain h Londres, parce que, dans la manière d’énoncer le change entre ces deux places , la monnaie de Londres est fixe, celle de Paris étant variable ou indéterminée, savoir, 1 livre sterling pour 23 francs plus ou moins.

Nous renverrons pour déplus amples détails aux Traités ex professa sur cette matière.

Règles d’Alliage et de Mélange.

Règle d’ Alliage.

Le mot alliage , en terme de l’art , est principalement consacré aux métaux, et la dénomination mélange s’entend des autres matières qui, par leur nature, en sont susceptibles.

Nous considérerons le premier cas. Les mounaies , et , en général , tous les ouvrages d’or et d’argent , contiennent plus on moins de parties d’alliage qui est du cuivre; les autres parties qui sont celles de la matière pure , se nomment parties de fin y

Généralement on divise un poids déterminé d’or ou d’argent, en dixièmes, ou plutôt en millièmes. Si cette masse est sans alliage, toutes ses parties sont de fin; lorsqu’au contraire la dixième ou la millième partie de son poids

est ea alliage, les parties de fin ne sont pins que les 9

dixièmes ou les 900 millièmes de son poids total.

Le nombre des parties de fin contenues dans un poids déterminé de matière d’or ou d’argent, est ce qu’on nomme le litre de l’or ou de l’argent. Ainsi , le titre en exprime le degré de fin, et il fait en même temps connaître le nombre des parties de l’alliage. Le titre de l’or et de l’argent indique donc le prix qu’il a dans le commerce. Celui de nos monnaies d’or ou d’argent est de 900 millièmes, ou de 9 dixièmes. Une pièce d’argent au titre de 9 dixièmes et du poids de 5 grammes, est appelée en France un franc.

Nous verrons en son lieu que le gramme estja nouvelle unité de poids: 10 grammes font un deçà gramme , 10 décagrammes font un hectogramme , dix hectogrammes font un kilogramme : les sous-divisions décimales du gramme sont le décigramme , le centigramme et le milligramme qui valent le dixième, le centième , le millième du gramme. Ainsi le titre étant divisé comme le poids, la millième partie d’un poids quelconque , répond à un millième de fin , ou plutôt à une partie de fin : d’où on conclut le poids de la masse d’or ou d’argent pur, et celui de la masse de rcuiv*e ou d’alliage daus les matières d’or ou d’argent d’un poids donné. Ainsi, par exemple, 1 millième d’alliage sur un kilogramme , donne 1 gramme d’alliage ou de cuivre, parce qu’un kilogramme vaut 1000 grammes: 100 millièmes d’alliage sur 1 kilogramme , donnent 100 grammes de cuivre, et par conséquent 5 kilogrammes donnent 5 o grammes pour poids de l’alliage au titre de 900 millièmes. On conçoit donc qu’un kilogramme , ou un hectogramme, ou un decagramme, etc. , au titre de 5oo millièmes , contient* 5oo grammes, ou 5oo décigrainmes , on 5oo milligrammes d or ou d argent fin , et autant de cuivre.

i.' re Question. Un ajjineur a 38 hectogrammes d'or pur ; il en veut faire de Cor au litre 980 millièmes : on demande ce qu'il doit ajouter d’alliage à la fonte ?

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