‹ Traité d'arithmétiqueChapitre 97 sur 174 · CHAPITRE X. ■ t-y · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. ■ t-y

Les banquiers trouvent leur avantage à opérer comme il suit : ils disent : l’escompte de ioo r est pour un mois de 2 f , pour 4 mois de 8 r , et pour 25 mois de 5o f : donc,

pour 25 mois , l’escompte de i f sera — = — , et celui

ioo a

de 6ooo r sera de 3ooo f : pour 4 mois , l’escompte de

i sera ■ ■ ; d’où il suit que l’escompte de 37ooo f sera

IOO

Parle premier procédé, le bénéfice du banquier n’était «ur les deux sommes que de 4ooo f , tandis que par le second , ce bénéfice est porté à 3ooo f + 2i6o f = 5i6o f , ce qui fait une augmentation d’escompte de n6o f . On voit doue qu’il ne suffit pas de convenir du taux de l’escomp-. te , mais qu’il faut encore spécifier de quelle manière oa Calculera cet escompte.

Le premier de ces escomptes estplns légal , puisqu’il n’est que l’intérêt de l’argent au taux convenu. En rapprochant ces deux procédés, on voit que le premier résout cette question : si sur 1 5o* , on retient 5o l , combien sur 6ooo* retiendra-t-on P d’où résulte la proportion

j5o : 5o — 6000 : x , d’où x — 20oo f ; et que le second résout celle-ci: si sur i oo on retient 5o combien sur 6ooo retiendra - t-onr ce qui donne la proportion

ioo : 5o 6ooo î ce, d’ou X = 3ooo r *

On en dirait autant de la seconde somme.

4.* Question. Quelqu'un qui devait payer l344 f nu Lotit d’un certain temps , s’acquitte en donnant sur-le-champ 1200* , à raison de 3 pour 100 d’escompte par an : on demande de combien de temps il a anticipé le paiement , en n’ayant égard qu’aux intérêts simples.

Puisque les i2oo f comptant valent i344 f après le temps cherché, l’augmentation i44 r exprime donc l’intérêt de

Ï 7 8 arithmétique,

iaoo f pendant le temps cherché, h raison de 3 pour cent d’intérêt par an : or, 3 f étant l’intérêt de ioo f en 12 mois,

36 r seront l’intérêt de i2oo f en 12 mois , i f sera l’intérêt de

I2oo f en — mois , ou en y mois ; donc les i 44 f exprimeront l’intérêt de i200 f en — mois, ou en 4 ans : d’où on

conclut que le paiement a été anticipé de 4 ans , résultat qu’on peut vérifier.

De la Tare.

La tare est un rabais que fait à l’acheteur celui qui vend au poids une marchandise qui n’est pas séparée de l’enveloppe dans laquelle elle est contenue , ou qui est pesée avec l’enveloppe. Le poids de la marchandise et de l’enveloppe, est ce que les marchands appellent le poids brut; le rabais estimé à tant pour § , a pour objet-d’éviter de peser séparément la marchandise et l’enveloppe : le poids brut, déduction faite de celui de la tare, est ce qu’on appelle le poids net.

Toutes les questions que l’on peut proposer sur la tare, reviennent à celles de l’escompte en dehors ; en observant que 100 est le poids brut, que 4, par exemple, est la tare, et que 96 est le poids net.

Des Primes d' assurance. *

La somme qu’un marchand qui veut faire assurer sa marchandise, paie à l’assureur pour le prix de l’assurance, est ce que les négocians appellent prime d’assurance'. on la règle à 1 , 2,3, 4 » etc., pour g. Toutes les questions sur les primes d’assurance conduisent donc à des proportions directes qu’il est toujours facile d’établir.

De la Commission.

On entend par commission la rétribution que quelqu’un # accorde à un négociant pour une vente ou un achat, ou

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