NUMÉRATION ÉCRITE
9. Le principe fondamental établi au n° 7 permet d'écrire tous les nombres avec dix caractères. Ces caractères sont appelés chiffres. Neuf d'entre eux, dits chiffres signijicatifs, servent à désigner les neuf premiers nombres; ce sont
un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf.
Le dixième chiffre est o; il est appelé zéro, et sert à indiquer l'absence d'unités.
Pour écrire en chiffres un nombre plus grand que 9, il faut le concevoir décomposé, comme il a été dit au n° 7, en unilés des différents ordres. Alors on écrit le chiffre qui représente les unités de l'ordre le plus élevé : à la droite de ce chiffre, on écrit ensuite celui qui représente les unités de l'ordre immédiatement inférieur, si le nombre proposé en renferme ; dans le cas contraire, on écrit un zéro. Si le nombre dont il s'agit contient des unités d'ordres supérieurs au deuxième, on continue d'appliquer le môme procédé. On voit qu'il consiste à écrire successivement, de gauche à droite, les chiffres qui représentent les unités des différents ordres contenues dans le nombre, à partir de l'ordre le plus élevé, en ayant soin de mettre un zéro à la place de chaque ordre manquant.
Exemples. — i" Les unités du deuxième, du troisième, etc., ordre sont représentées par 10, 100, 1000, etc.; 2° le nombre formé de quatre centaines, sept dizaines, huit unités s'écrit 478; 3" le nombre formé de sept dizaines de mille, quatre centaines, deux unités, s'écrit 70402.
On voit que la numération écrite repose sur le principe du n° 7 et sur la convention suivante :
Tout chiffre écrit à la droite d'un autre exprime des unités
de l'ordre immédiatement inférieur à l'ordre des unités qui sont exprimées par cet autre chiffre.
La numération écrite se résume dans les règles suivantes, à l'aide desquelles on peut énoncer un nombre écrit en chiffres, et, inversement, écrire en chiffres un nombre énoncé, conformément aux principes de la numération parlée.