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Elles affaiblissent par suite le centre de l’armée

30. L'ordre de bataille tend à s’allonger, ce qui peut donner à l’ennemi la facilité de le couper en deux.

40. Il est difficile de mettre le centre hors de la portée des coups de l’ennemi, à moins de l’éloigner beaucoup des deux corps d’attaque.

50. Ces corps d’attaque étant fort éloignés l’un de l’autre, exigent deux commandements distincts et il est difficile au général en chef de suivre les deux attaques à la fois.

60. L’ennemi étant refoulé sur son centre a une grande facilité pour prononcer un mouvement offensif contre le centre de l’armée assaillante.

To. En cas de non-succès, les ailes sont rejetées dans des directions excentriques et le ralliement est difficile.

Avec de tels inconvénients, les attaques sur les deux ailes sont presque toujours dangereuses : on ne les emploie que dans les circonstances suivantes :

10. Dans le cas d’une grande supériorité numérique ; ce genre d’attaque permettant de mettre en action une grande quantité de troupes.

20. Dans le cas où le centre de l’ordre de bataille ennemi est refusé, une attaque centrale serait alors trop dangereuse. De plus, l’ordre de bataille offensif ne tend plus à s’allonger.

La deuxième combinaison des attaques partielles est formée d’une attaque centrale combinée avec une attaque d’aile. L’une des deux attaques précède généralement l’autre. Elle sert

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à attirer l’attention de l’ennermni, à lui faire porter ses réserves vers cette première attaque. L'on profite ensuite du moment favorable, pour exécuter la seconde attaque, avec un corps tout préparé et que l’on a su masquer aux vues de l’ennemi jusqu’au moment décisif,

C’est ordinairement l’attaque d’aile qui est l’attaque préparatoire, et l'attaque centrale qui est l’attaque décisive.

Les deux corps d’attaque sont toujours composés de la même manière.

Au moment de les mettre en action, on les porte en avant et on les relie au reste de l’ordre de bataille, au moyen des échelons.

La réserve principale suit ordinairement l’attaque centrale. La troisième combinaison d’attaque partielle est formée d’une attaque d’aile et d’une attaque de flanc.

Ces deux attaques sont faciles à combiner et peuvent n’en former pour ainsi dire qu’une seule.

Les deux corps d’attaque sont à côté l’un de l’autre. Le premier se dirige sur l’aile de l’ennemi. Le second se dirige en dehors et se rabat sur le flanc par une conversion ou par une formation sur la gauche en bataille.

On établit la liaison entre les deux corps au moyen d’une forte batterie qui appuie les deux attaques et que l’on place dans l’angle rentrant.

Les réserves sont évidemment alors en arrière des corps d’attaque.

Formation des ordres de bataille à la suite des marches siratégiques,— Les ordres de bataille succèdent généralement aux marches stratégiques.

Voici comment les choses se passent.

Deux armées belligérantes ne se donnent pas rendez-vous pour combattre, comme des adversaires qui se rendent sur le terrain, elles sont en opérations.

L'une, l’armée défensive, par exemple, s’arrête brusquement, concentre ses corps, prend une bonne position, et offre la bataille à l’armée opposée.

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Il faut que celle-ci soit toute préparée ; que ses divers corps soient disposés de telle façon que leur concentration s'effectue en même temps que celle des corps ennemis.

Quelquefois les armées concentrées restent en présence plusieurs heures ou plusieurs jours avant d'engager le combat.

Quelquefois aussi la concentration de part et d’antre est successive.

L’action commence brusquement entre deux ou trois divisions de chaque côté. Les autres divisions accourent et entrent successivement en ligne. Il faut alors qu’au fur et à mesure qu’une division entre en ligne, une division de l’autre armée y entre également pour maintenir l’équilibre.

Une bataille n’est pas seulement une lutte des diverses armes ; c’est encore une lutte de vitesse, de manœuvres, de précision, d’à-propos, de coup-d’æil.

On cherche de part et d’autre à résoudre le grand problème d’où dépend le succès d’une campagne ou d’une bataille, problème qui se résume ainsi :

Se trouver le plus fort sur le point décisif, soit de l’échiquier, soit du champ de bataille.

L’avant-garde qui précède l’armée aperçoit l’ennemi en position: elle en dunne avis ; le général en &«'.:f se porte en avant. Il reconnaît :

lo. La position qu’occupe l’ennemi ;

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