Celle sur laquelle il va déployer son armée
30. En même temps il cherche à déterminer la nature des attaques les plus favorables rour chasser l’ennemi de sa position.
Les relations de la marche stratégique changent de nature.
Les colonnes se serrent et se rapprochent à distance de déploiement.
Le général en chef cherche à avoir son armée derrière lui de manière à pouvoir manœuvrer pour tromper l’ennemi, ou bien pour l’attaquer immédiatement, ou bien encore pour se déployer parallèlement et attendre.
Quoi qu’il en soit, le général en chef indique aux généraux
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Il profite quelquefois de la position d’un des corps des ailes pour le rabattre sur le flanc de l’ennemi, en ayant soin de le relier à l'ordre de bataille général.
L’avant-garde occupe des obstacles qui lui permettent de couvrir le déploiement de l’armée.
Au fur et à mesure que les colonnes se rapprochent du champ de bataille, l’infanterie forme les divisions et serre à demi-distance.
L’artillerie sort des colonnes pour marcher sur le flanc de l’infanterie si le terrain le permet ; ou plutôt lartillerie reste sur la route, l’infanterie marche à côté.
Puis chaque corps se déploie successivement sur le terrain qui lui est assigné. IL s’étend ou se resserre, d7 manière à occuper tout l’intervalle qui lui est confié.
Un corps, par exemple, forme la droite ; Un autre, le centre ;
Un troisième, la gauche ;
Les autres corps restent en réserve.
On obtient ainsi un premier ordre de bataille préparatoire, à peu près parallèle à celai de l’ennemi qui servira de point de départ pour l’ordre de bataille offensif.
Pendant ce temps, le général en chef fait une reconnaissance offensive plus complète de la position opposée, pour tâcher d’en saisir les défauts. Quand cette reconnaissance ne suffit pas, alors il commence à manœuvrer ; il tâte l’ordre de bataille ennemi sur plusieurs points, et il force l'adversaire à démasquer ses troupes.
Il détermine enfin son point d’attaque.
Il donne, en conséquence, ses instructions pour la bataille, ou son ordre de l’armée ; cet ordre doit être aussi clair et aussi simple que possible.
Un ordre pour une bataille peut se résumer ainsi :
“ Tel corps fera la droite de tel point à tel point ;
“ Tel autre, le centre ;
“ Tel autre, la gauche ;
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“ Un quatrième formera la réserve partielle ;
‘# Un cinquième la réserve générale ;
‘“ On attaquera tel point de la ligne ennemie ;
‘ Le corps d’attaque se portera en avant, les autres entretien- “ dront l’action sans se compromettre, etc.”
Des marches tactiques.
Les marches tactiques sont celles qui s’exécutent sur le champ de bataille et sous le feu de l’ennemi.
Elles peuvent être considérées comme des manœuvres.
Elles donnent le moyen de faire mouvoir les armées pendant les engagements. Elles permettent de les porter en avant de manière a aborder de front la position de l’ennemi; en arrière, de manière à évacuer une position pour aller en prendre une plus éloignée; enfin latéralement, de manière à gagner le flanc de l’ennemi, ou bien de manière à s’opposer à un mouvement tournant.
Les marches tactiques ont donc une grande importance.
Elles doivent s’exécuter avec facilité, sûreté, et rapidité.
Elles conduisent aux diverses attaques déjà indiquées; elles préparent ainsi les chocs au moyen desquels on ébranle l’ennemi, on le renverse et on le chasse de sa position ; elles contribuent beaucoup aux succès.
‘ La victoire, a dit Napoléon, est aux armées qui manœuvrent “ le mieux.”
Il y a deux espèces de marches tactiques :
Les marches tactiques de front ;
Et les marches tactiques de flanc ;
Suivant que l’on présente à l’ennemi la tête ou le flanc des colonnes.
On pourrait y ajouter les marches tactiques rétrogrades. Mais
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les règles des marches tactiques de front leur sont également applicables.
Les marches tactiques de front sont généralement offensives.
Les marches tactiques de flanc peuvent être offensives ou défensives.
Les marches tactiques rétrogrades sont généralement défensives.
Les marches tactiques s’exécutent sur les débouchés tactiques.
Nous avons vu dans notre premier livre, à l’article des reconnuissances, que les débouchés tactiques étaient des directions à travers champs, praticables à toutes les armes où à quelques-unes seulement, indiquées aux colonnes par des points remarquables, tels qu’un clocher, un arbre isolé, un pignon, etc. ; enfin, conduisant de la pos:tion offensive à la position défensive.
Autrefois, les armées ne s’abordaient qu'après être restées plusieurs Jours en présence, et alors l’assaillant faisait ouvrir par des pionniers des chemins parallèles entre eux pour les diverses colonnes. L’ouverture de la marche était alors, plus encore qu’en stratégie, une opération tout à fait matérielle.
Aujourd’hui, l’on s’aborde plus promptement, on n’a généralement que la nuit qui précède la bataille pour l’ouverture de la marche. On se contente alors de reconnaître les débouchés, et on y exécute seulement les travaux que comporte le peu de temps dont on dispose.
Des marches tactiques de front, —Les deux armées sont donc vis-à-vis l’une de l'autre.
L'armée offensive va maintenant descendre de la position qu’elle occupe, et se porter à l’attaque de la position ennemie. Pour cela, elle exécute une marche tactique de front.
Nous distinguons dans une marche tactique de front :
L'ouverture de la marche ;
Et les détails d’exécution.
L'ouverture de la marche comprend le choix des débouchés et l'indication de la composition des colonnes.
Les débouchés doivent remplir certaines conditions :
lo. Ils seront praticables aux colonnes des différentes armes qui M doivent les utiliser ; AI 20. Ils ne seront pas séparés entre eux par des obstacles défavo. ha ta rables qui rompraient la liaison entre les différents éléments de iélem l’armée. Dans l'offensive comme dans la défensive, il ne faut pas qu’une colonne séparée puisse être accablée isolément. Les 30. L’ensemble des débouchés que l’armée doit utiliser pour se de gr porter en avant doit être tel que les flancs de la marche suient cou. Leu verts par des obstacles extérieurs, et que l’ennemi ne puisse pas lo. tomber subitement sur les colonnes des ailes ; lignes 4o. Enfin, ces débouchés présenteront devant le front de Ja etles marche quel ,ues obstacles favorables, bouquets de bois, fermes, 20. hauteurs, rideaux, etc., qui protégeront les déploiements, et favo- diflcil riseront les attaques. core pe Telles sont les conditions générales que doivent remplir les dé- 22 bouchés tactiques sur lesquels on va lancer les troupes. s abs Arrivée à portée de la position ennemie, l’armée offensive déploie be ses colonnes, comme nous le verrons en parlant des engagements. Ce déploiement peut être simultané et avoir lieu au signal d’un ou plusieurs coups de canon, ou bien il peut être successif, c’est-àdire que les colonnes de division ou de brigade se déploient en colonnes de régiment et de bataillon, au fur et à mesure que le terrain s’ouvre devant elles.
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Les bataillons se déploient à leur tour et forment la ligne de bataille, lorsque les deux armées sont à portée l’une de l’autre.
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L'ouverture de la marche indique ces diverses disnositions, au lya
moyen de l’ordre émanant de l’état-major de l’armée.
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marches est de présenter à l'ennemi le flanc des colonnes.
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On les emploie pour porter une armée ou un corps d'armée sur la droite ou sur la gauche, dans le but de résoudre une combinaison tactique, et avec une idée offensive ou défensive.
Dans l'offensive, on veut généralement tourner l’ennemi.
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Dans la défensive, on veut généralement s’opposer à un mouvement tournant.
A la conclusion de la marche, il faut reformer son ordre de bataille ; on doit donc, pour ainsi dire, transporter l’armée paraliélement à elle-même d’une position à une autre.
Les marches de flanc tactiques présentent de grands dangers et de grandes difficultés d’exécution.
Leurs inconvénients sont les suivants:
lo. Le nombre des colonnes est déterminé par le nombre des ignes de l’ordre de bataille. Par suite, ce nombre est très restreint, et les colonnes sont très profondes ; Il est Il l’est bien plus en-
20. La conservation des distances est difficile à ob'enir. difficile de l'obtenir pour de petites troupes. core pour des colonnes nombreuses ;
30. Outre le danger d’être attaqué sur le flanc que l’on présente à l'ennemi, il y a encore le danger d’être attaque à la tête des colonnes. Si l’on n’y est préparé, on peut être surpris et accablé.