‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 2 sur 156 · LEP LP · texte numérisé non relu

LEP LP

‘“ un chef ne doit jamais perdre de vue tout ce qui peut le mettre “ à même de profiter de ces accidents.”

Les moyens d'acquérir ce tact, de préparer son esprit à voir les choses avec lucidité sur le terrain toujours mouvant de la guerre, au milieu des passions et des défaillances humaines, Napoléon les indique dans les dernières instructions destinées à son fils: 4 Que mon fils lise et médite souvent l’histoire, c’est ia seule “ vérituble philosophie ; qu’il lise et médite les guerres des grands “ capitaines, c’est le seul moyen d’apprendre la guerre.”

Parrai les guides précieux que possède la littérature militaire, sont l'illustre archiduc Charles et le général Jomini. Ils ont réuni, sous forme d’introduction, les principes déduits de leurs études.

“ Quelque simples, disait l’archiduc Charles, que soient les “ principes de la science militaire, l’application en est partout “ très-variée ; elle consiste dans l’art infiniment plus difficile de ne “ s’écarter sous aucun rapport des règles fondamentales, et de “ prendre des mesures analogues aux différentes circonstances.”

La guerre, loin d’être une science exacte, est un drame terrible, passionné, soumis, il est vrai, à des principes généraux, mais dont le résultat est subordonné à une foule de complications morales et physiques.

Les sciences ont pris une si grande part dans les moyens de guerre, et les méthodes pour se servir des armes ont acquis tant de précision, qu’il faut plusieurs années pour l’instruction militaire.

Et qu’on ne dise pas que c’est trop exiger des officiers ; car peuvent-ils présenter trop de garanties, s’entourer de trop de précautions, ceux à qui sont confiés la vie de leurs concitoyens, la gloire et le salut de la patrie ? Le jeune homme qu’une vocation ‘orte n’appelle pas à remplir les devoirs essentiels et sacrés de l'officier, s’élèvera difficilement au dessus des premiers grades ; et s’il en est encore qui n’envisagent le service que comme une manière de passer une jeunesse oisive, ils feront mieux de se retirer, et de céder la place à de plus dignes ; car désormais, les récompenses seront proportionnées au mérite et aux œuvres ; car désormais, l’on ne doit espérer de parvenir que par des services réels.

ris S

emp prin d’hu Ce des :

l’on taire se cc

U d’ab et e guer

Or relat rapp ticul

Pr

peut le mettre

sprit à voir les

de la guerre, , Napoléon les s à son fils:

c'est ia seule rres des grands re.”

ature militaire, omini. Ils ont éduits de leurs

que soient le en est partout s difficile de ne nentales, et de ‘constances.”

drame terrible, ux, mais dont ations morales

les moyens de acquis tant de ion militaire.

s officiers ; car de trop de préoncitoyens, la wune vocation s et sacrés de emiers grades ; ue comme une mieux de se désormais, les œuvres ; Car s services réels.

PA

Le but de ce traité est donc de préparer à l’étude de l’urt et de l’histoire militaires, et aussi à celle des campagnes les plus remarquables, ceux qui désirent s’y livrer.

Il est aussi calculé à mettre un militaire à même de comprendre (es diverses opérations auxquelles il peut prendre part, à l’intelligence des opérations de la guerre et aux divers services d’Etat- Major et autres.

Page 1