Son volume
To. Ses affluents ;
80. Les accidents de son cours, îles, moulins, usines, etc. ; 90. Sa navigation ;
100. Les points de passage qu’il présente ; 110. Eufin les détails de son embouchure.
Le rôle des cours d’eau dépend en grande partie de leur direction.
Perpendiculaires à la marche des armées ils servent de lignes de défense ; parallèles, ils servent comme moyen de transport et, en même temps, l’armée qui possède les moyens de passage se porte d'une rive à l’autre en se couvrant du cours d’eau suivant les circonstances.
Par lit du cours d’eau, on entend le terrain sur lequel il coule. Ce terrain peut être du sable, du calcaire, des rochers, etc.
Il peut présenter des hauts fonds qui amèneront des brisans, des rétrécissements des barres à l'embouchure, enfin des rapides, des chutes ou des cataractes.
On note la pente du cours d’eau ou plutôt sa vitesse.
Il est difficile d’obtenir la pente exacte. C’est un travail de nivellement que ne comporte pas une reconnaissance, mais il est facile de trouver la vitesse au moyen d’une baguette lestée que l’on fait descendre dans le courant. On voit quel temps elle met à
Parcourir un espace déterminé. On en conciut la vitesse du cours d’eau.
De la vitesse du cours d’euu, on déduit Ze volume de ses eaux, en faisant une section transversale au moyen de sondages et en multipliant par la vitesse.
Ce volume est variable et l’on signale le point des basses eaux et celui des hautes eaux.
Ces points correspondent aux crues qui sont généralement périodiques et qui correspondent elles-mêmes soit aux époques de pluie, soit aux époques de chaleur amenant la fonte des neiges.
Si les troupes doivent utiliser les eaux pour les boire, on les analyse pour en reconnaître la qualité.
On ‘ignale ensuite les divers accidents que présente le cours de la rivière, savoir :
lo. Les affluents de droite et de gauche qui viennent s’y jeter et, s’il y a lieu, on fait la reconnaissance de leurs bassins secondaires ;
20. Les îles qui partagent le lit de la rivière, qui le rendent moins large, et qui, par suite, sont généralement favorables aux passages ;
30. Les moulins et les usines qui se trouvent sur ses bords et que le courant met en mouvement ;
40. Les chemins et les routes qui longent la vallée, ou qui viennent aboutir aux points de passage ;
50. En même temps, au fur et à mesure que l’on s’avance, on décrit l’ensemble de la vallée, la nature des berges qui forment le bassin du cours d’eau, et celle des rives entre lesquelles il coule:
60. On indique les villes, villages et lieux habités qui se trouvent à portée.
Enfin on termine la reconnaissance d’un cours d'eau par l’étude de sa navigation, par la description des points de passage, et par celle de son embouchure.
Les rivières sont ravigables quand elles ont un mètre de profondeur et que la pente n’excède pas 1-500.
Dans une reconnaissance, on doit noter avec soin le nombre et la grandeur des bateaux, la nature de leur construction, ainsi que les moyens de traction que l’on emploie.
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