‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 76 sur 156 · Sur sa nature · texte numérisé non relu

Sur sa nature

Sous le rapport de leur nature, les bois peuvent être des taillis ou des futaies.

Les taillis sont des bois qui ne s’élèvent que jusqu’à une certaine hauteur.

Les futaies sont des bois dans lesquels on laisse les arbres se développer.

On termine la reconnaissance d’un bois en indiquant la manière de le défendre ou de lattaquer.

Les bois se défendent ordinairement avec des tirailleurs d’infanterie, que l’on dispose le long de la lisière et dans les endroits les plus touffus.

On soutient cette ligne de tirailleurs par des réserves partielles, correspondant aux fractions principales et placées sur les communications, dans les endroits les plus favorables. Une réserve générale est placée plus en arrière, en tête de la ligne de retraite.

Pour l’attaque on a généralement une supériorité numérique qu compense les désavantages de la position.

On enveloppe les saillants d’une grande quantité de tirailleurs, qui se couvrent de tous les accidents du terrain.

On fait de fausses attaques, afin de détourner l'attention de l’ennemi.

L’artillerie éteint les feux de l’ennemi et abat les clôtures.

La cavalerie menace les flancs et les derrières de l’enneuni.

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L'attaque d’un hois est toujours une opération délicate. Et quand ce bois n’a pas une trop grande étendue, il vaut toujours mieux chercher à le tourner que de l’attaquer de front. Nous terminons ici ce qui est relatif aux reconnaissances spéciales topographiques ayant pour objet un des accidents particuliers que présente le terrain : route, cours d’eau, village, bois, etc.

Pour quelques-uns de ces obstacles, nous avons indiqué les principes généraux qui président à leur attaque ou à leur défense, parce que la connaissance de ces principes peut être très-utile.

Les reconnaissances topographiques générales, embrassant une vaste surface de terrain, par exemple un champ de bataille, une frontière, un théâtre d'opérations, ne sont autre chose que la réunion d’un certain nombre de reconnaissances particulières, s'appliquant aux voies de communication, aux cours d’eau, aux lieux habités etc., de la surface reconnue.

Il y a lieu alors de présenter ces différents objets d’une manière méthodique.

Les principes des reconnaissances générales sont évidemment les mêmes que ceux dont nous venons de nous occuper précédemment.

Ici se termine tout ce qui se rattache aux reconnaissances topographiques.

LITI.

Reconnaissances statistiques.

Les reconnaissances statistiques ont pour objet principal de faire connaître :

lo. La division d’un territoire ;

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