‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 83 sur 156 · Il tauces, a 30. E · texte numérisé non relu

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80. Enfin il doit avoir une connaissance parfaite et une grande habitude des manœ ivres pour faire mouvoir convenablement les diverses unités tactiques.

L’exécution des combinaisons tactiques est généralement moins difficile que le choix qu’il faut en faire.

Manœuvres tactiques. —Celles-ci consistent dans les moyens que l’on emploie pour passer d’une formation à une autre.

Les manœuvres tactiques doivent être simples, rapides, faciles à comprendre et à exécuter.

Elles doivent surtout être rapides, parce que c’est un moment dangereux à passer. Et pendant l'exécution de la manœuvre, chacun des éléments qui l’exécute doit pouvoir prendre à tout instant une formation défensive.

Les manœuvres tactiques doivent s’exécuter avec vigueur, adresse, solidité, rapidité, aplomb et précision. Elles ont une grande importance, elles assurent généralement le succès à l’armée qui les exécute le mieux.

C’est par elle qu'ont triomphé de leurs adversaires Gustave- Adolphe, Turenne, Frédéric et Napoléon le Grand.

Des frontières.

Nous avons vu les différenis théâtres sur lesquels les armées sont appelées à opérer.

Nous allons étudier dans ce chapitre les frontières.

On appelle frontières, en général, des zônes de terrain situées aux extrémités du territoire, sur lesquelles on réunit les troupes avant les opérations, soit dans le cas d’une guerre offensive, pour être le plus près possible d2 l'ennemi, soit dans le cas d’une guerre défensive, pour couvrir son propre pays contre une invasion.

Dans ce dernier cas, il est évident que plus on commence les opérations loin de la capitale, plus on a de rhances pour la défendre,

On distingue trois espèces de fronti La frontière politique ; La frontière naturelle ; La frontière militaire.

La frontière politique est une ligne dont la direction et les inflexions sont variables, mais dont tous les points sont indiqués géographiquement et matériellement sur le terrain.

La frontière est naturelle, quand Ja ligne déterminée par les traités est formée avec un fleuve, avec la crête d’une chaîne de montagnes avec les côtes de la mer; en un mot, avec un grand obstacle naturel.

On appelle enfin frontière militaire, la zône de terrain sur laquelle une nation rassemble ses moyens de guerre, soit pour l'offensive, soit pour la défensive. Cette zône a une profondeur variable qui dépend de sa constitution géographique et en même temps de la manière de faire lu guerre.

Le défense d’une frontière est basée sur des moyens mobiles, c’est-à-dire sur des armées ; et sur des moyens fixes, c’est-à-dire sur des obstacles naturels et artificiels.

Les obstacles naturels et artificiels que l’on rencontre sur les frontières sont les suivants :

lo. Les déserts. Ce genre de frontière est évidemment le meilleur, sous le rapport de la sécurité.

20. La mer. Sur une frontière maritime, l’on n’a à craindre que les bombardements et les débarquements.

30. Puis viennent les chaÿr:.: des hautes montagnes. Les frontières formées par des montagnes sont avantageuses, parce que l’aridité du sol, le froid qui règne sur les sommets, la fatigue que lon éprouve pour y parvenir, tout éloigne l’homme de ces grands accidents naturels. Les chaînes des montagnes n’offrent qu’un petit nombre de débouchés réellement praticables aux armées. Les intervalles sont impraticables, ou ne présentent que des sentiers de pâtres, bon tout au plus pour des tirailleurs d’infanterie.

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Les parties intermédiaires de ces chaînes ne sont pas complètement inaccessibles ; mais elles présentent de grandes difficultés.

Ordinairement, quand il y a plusieurs débouchés partant de cols rapprochés les uns des autres, ils suivent des vallées convergentes et viennent se réunir à une certaine distance en arrière. Cette disposition est évidemment avantageuse pour la défensive.

4o. Après les montagnes, nous trouvons comme obstacles naturels, sur la limite extrême des frontières, les fleuves. Ils sont moins avantageux que les montagnes, parce que les débouchés ne sont pas aussi bien déterminés à l’avance, et qu’il faut, par suite, surveiller tous les points du cours d’eau pour ne pas être surpris pur l’ennemi.

Les fleuves forment cependant de bonnes frontières, quand l’art vient au secours de la nature, et quand des places disposées avec méthode assurent et défendent les débouchés.

Nous observerons que les cours d’eau ont toujours été considérés comme des obstacles considérables. Le passage d’un cours d’eau a toujours été une opération délicate et difficile.

50. Nous trouvons enfin après les fleuves, les forêts, cet obstacle est inférieur aux précédentes. Nous y reviendrons.

Tels sont les obstacles créés par la nature pour séparer les peuples entre eux. Ces obstacles forment le premier élément de la force des frontières.

Des obstacles artificiels, —Le deuxième élément de la force des frontières, comprend les obstacles artificiels, c’est-à-dire les obstacles créés par la main des hommes.

Ces obstacles sont :

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