‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 86 sur 156 · On des positi donnent · texte numérisé non relu

On des positi donnent

30, En trariant l'

Quelle pont déjà veut con voici :

On gè manœuvr les pièces l'artillerie possible.

On fait

En arri dispose ui

arrière, Ces trot action qu’:

pas placée entre elles le long de furent sépa

On peut cavalerie,

cavalerie € ,

d’eau, entr

sur les flan

longueur de rgées de la

n, parce que nées varient,

e étendue du upes dont on

au et qu’elle s dispositions

e ne veut pas

uvent lui être >upés vers le

ces ponts, de c des batteries

» l’on occupe.

r les points où

t des bouquets sans être vus.

ide ligne à des nière qu’elles ide jeter ses

e contenter de s de l’ennemi, oucher de ses ire ou pour Se

actique. —Les es défilés qu'il

faut défendre ou attaquer. Nous supposons que l’ennemi ait choisi un point de passage et qu’il veuille y franchir le cours d’eau, l’armée ou les troupes chargées de la défense peuvent alors s'opposer à l’opération de trois manières :

1o. En laissant passer une partie des forces de l’ennemi, en détruisant alors ses moyens de passage et en profitant ensuite du moment où cette partie est isolée pour l’anéantir ;

20. On permet à l’ennemi de passer en totalité, mais on occupe des positions avantageuses qui l’empêchent de se déployer et qui donnent de grandes chances dans le cas d’un engagement ;

30. Enfin l’on peut s’opposer directement au passage, en contrariant l’opération depuis son début jusqu’à sa fin.

Quelle que soit la nature du passage, qu’il ait lieu à gué, sur un pont déjà construit, où enfin sur un pont militaire que l’ennemi veut construire, les principes sont à peu près les mêmes, et les voiC1 :

On gêne les mouvements de concentration et les premières manœuvres de l’ennemi avec l’artillerie dont on dispose, soit avec les pièces de position qui ont été établies à l’avance, soit avec l'artillerie des réserves voisines amenées aussi promptement que possible.

On fait soutenir cette artillerie par des tirailleurs d’infanterie.

En arrière du point de passage et à une certaine distance, on dispose une ou deux lignes d’infanterie avec une réserve en arrière.

Ces troupes sont masquées autant que possible et n’entrent en action qu’au moment où l'artillerie cesse son feu ; elles ne sont pas placées immédiatement sur la rive et laissent un espace libre entre elles et le fleuve. Les Autrichiens, à Lodi, étaient disposés le long de la rive ; leur centre fut percé et les deux ailes alors furent séparées l’une de l’autre et prises à revers.

On peut utiliser le terrain laissé libre ponr y faire agir de la cavalerie, si toutefois cela est possible. Généralement on tient la cavalerie en réserve et on la fait charger parallèlement au cours d’eau, entre la rive et les lignes d’infanterie, de manière à tomber sur les flancs des colonnes ennemies.

Passage des rivières, —Après avoir vu la manière de défendre les cours d’eau, nous examinerons la manière de les franchir.

Les armées ont trois manières de franchir les cours d’eau : Librement ;

Par surprise ;

Et de vive force.

La première manière s'emploie quand l’ennemi n’est pas en présence et qu’il ne s’oppose pas au passage de la rivière. Il y a lieu alors seulement de prendre des mesures d’ordre et de police et de régler le passage de manière que les trois armes se trouvent dans de justes proportions sur l’une et sur l’autre rive. C’est le moyen d’être toujours en mesure de résister à une attaque soudaine.

Les deux dernières manières s’emploient quand l’ennemi est disposé à défendre le cours d’eau. L’opération est alors trèsimportante et parfois fort critique.

Néanmoins, les chances favorables sont, en général, pour l’armée qui exécute le passage et non pour celle qui empêche, parce que la première a toujours le choix du point de passage et du moment de l’exécution ; parce que, de plus, linitiative exalte le moral et double la confiance du soldat,

Dans tous les cas, l’opération est précédée d’une reconnaissance dont nous avons déjà vu les détails.

En général, ce point doit être constitué de telle manière que l’on puisse éloigner du point d’attérage les masses régulières de l'ennemi. Celui-ci y conservera toujours quelques petits détachements cachés dans les plis du terrain, mais on en aura bon marché s’ils ne sont pas soutenus.

Pour opérer un passage par surprise, il faut tromper l’ennemi par une démonstration sur un point du cours d’eau autre que le véritable point de passage. L’ennemi s’y porte et l’on profite de ces faux mouvements pour accomplir l’opération :

lo. Les démonstrations à grande distance que l’on peut appeler démonstratious stratégiques, qui ont lieu plusieurs jours avant l'opération véritable et qui ont pour objet d’engager l’ennemi dans de grands mouvements dont on pourra profiter ;

Page 1