On peut frapper sur le centre d’un ennemi dispersé, en
occupant avant lui son point de concentration, en cherchant à le
couper en deux et à accabler successivement ses divers corps.
20. La deuxième combinaison stratégique offensive consiste à tourner l’une des ailes de l’ennemi pour s’établir sur ses communications.
30. En stratégie comme en tactique, on peut attaquer directement le centre, l’aile ou le flanc de l’armée ennemie.
40. On peut encore, dans le cas d’une grande supériorité numérique, combiner ensemble deux de ces attaques. Ainsi on peut faire une attaque sur les deux ailes ; une attaque sur le centre et sur une aile, et enfin une attaque d’aile et de flanc.
Dans la défensive, il y a quatre combinaisons stratégiques principales :
10. On peut reculer en occupant successivement chaque ligne de défense de l’échiquier et s’abriter enfin dans un réduit inattaquable, comme Wellington en 1810,
20. On peut changer de front pour s’opposer aux mouvements tournants de l’ennemi.
30. On peut laisser devant l’armée offensive un corps qui s’offre directement à sa marche, et avec le gros de ses forces on menace ses flancs et ses communications.
40. Enfin on peut l’établir entre les masses de ennemi et les frapper successivement quand elles viennent à s’éloigner les unes des autres, ou quand l’occasion est favorable.
Des points et lignes stratégiques.—Pénétrons maintenant sur le théâtre d’opérations et examinons leur divers accidents stratégiques.
Ces accidents sont :
Des points stratégiques ;
Et des lignes stratégiques ;
Les points et les lignes stratégiques sont inséparables, et les uns n'existent pas sans les autres, dit l’Archiduc Charles, car un point n'a d'importance, pour les opérations militaires, qu’autant qu’il est accessible à toutes les armes, et, d’un autre côté, l’on ne regurde une ligne comme avantageuse qu’autant qu’elle conduit à un but.
On appelle points stratégiques, ceux dont Poccupation augmente la puissance d’action d’une armée et procure des avantages pour les opérations.
On les rencontre en grand nombre sur les théâtres d’opérations.
Si on les considère d’après leur nature, nous les diviserons de la manière suivante :
lo. Nous trouvons d’abord les centres de population ou lieux
habités.
Ce sont des centres de ressources et de richesses. Les armées y trouvent des vivres, des effets, de l’argent. Par suite, leur occupation est importante et avantageuse.
De plus, ces points sont le siége des autorités. Ce sont des centres d’action, et ils exercent une influence morale plus ou moins considérable sur le pays environnant.
Les lieux habités forment des points stratégiques de trois ordres différents, suivant leur importance.
Les capitales forment d’abord des points stratégiques de premier ordre, parce que, depuis plusieurs siècles, elles sont devenues le centre de toutes les forces et de la vie active d’une nation ; parce que, tant qu’une armée défensive possède sa capitale, elle peut utiliser tout ce qui reste de ressources sur son territoire ; parce que, au contraire, quand la capitale est occupée par l’ennemi, la résistance est désorganisée, et cette occupation amène je plus souvent la fin de la guerre.
Les villes secondaires et les gros bourgs forment des points stratégique: de deuxième ordre.
20. Après les centres de population, viennent les points de passage sur les cours d’eau, qui forment la deuxième classe des points stratégiques.
Ces points de passage sont des ponts de pierres, des ponts de bois, des ponts de bateaux, des ponts suspendus, des bacs, des gués, etc.
On les classe d’après leur importance et d’après la nature de leur construction.
Leur possession assure évidemment de grands avantages dans les opérations.
Com se trans peut ch:
Lorsq sur une influence à son gré