DS
Les détails relatifs à l’organisation de chacune des lignes de défense comportent la rupture des ponts et des chemins, les abatis à disposer, les inondutions à tendre, l’organisation des corps de partisans, enfin la mise en état de défense des places fortes et l’indication du rôle de chacune d’elles.
Les places fortes jouent un grand rôle dans la défense des Etats ; elles servent à paralyser une partie des forces de l’ennemi, soit qu’il les assiége, soit qu’il se contente de les bloquer.
Le plan de défense présentera enfin l’orginisation d’un réduit pour le théâtre d'opérations, grande place ou grand camp retranché, comme celui de Torrès-Vedras en 1810.
C’est là que se passera le dernier acte de la campagne, que viendra échouer l’attaque ou expirer la défense.
Voilà l’ensemble d’un plan de campagne défensif.
Nous n’avons parlé jusqu'ici que de la défense directe, c’est-àdire de celle qui s’oppose de front aux entreprises de l'adversaire.
Il y en a encore une autre que l’on appelle la défense indirecte et qui s’organise alors sur les flancs et les derrières de l’ennemi ; elle menace sa ligne d’opérations et sa base ; elle le force à de gros détachements pour couvrir ses communications.
Généralement on emploie simultanément les deux moyens, donnant, suivant le cas, la plus grande importance à l’un ou , , g l'autre.
Commencement des opérations au moyen des marches stratégiques.
On appelle marches stratégiques celles qui ont lieu sur le théâtre d'opérations. Elles serveut à exécuter les combinaisons stratégiques, c’est-à-dire, les attaques de front ou de flunc, les manœuvres tournantes, les mouvements rétrogrades.
Elles se divisent en :
lo. Marches stratégiques de front ;
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