ARMES A FEU EN USAGE
61. Le fusil s^ compose de différentes parties qui ont dbacnne des fonctions particulières à remplir; ce que nous allons en dire s'applique au fusil <ï infanterie , modèle iSas; il sera facfle de l'étendre aux autres armes à feu.
ARKES A PEU fiN USAGE» 4^
Le canon est la partie principale, il sert à contenir le moteur et k donner au projectile la direction voulue.
La ple^tine est ]e mécanisme qui sert à produire le feu et à enflammer la charge de poudre.
La monture sert à disposer et à relier entr^elles ]es différentes parties du fusil; elle est en bois.
La baguette sert à enfoncer la charge au fond du canon «t à la refouler.
'La baïonnette est ajoutée au fusil pour le faire servir d^arme de main ; elle est solidement fixée i rextrémité ào, <:anon.
hes garnitures j comprennent les autres parties en métal, ^i sauvent à relier le canon et le bois de la monture, à feire jouer la platine, et à la fixer contrôle canon.
62. Canon. Le canon doit ojBTrir une résistance suffisante à la pression des gaz , surtout à remplacement de la charge, portion qu^on nomme le tonnerre , et à partir de laquelle répaisseur va en diminuant. H doit avoir un diamètre intérieur peu différent de celui de la balle, parce que, s'fl n'en était pas ainsi , la balle pouvant balotter n^aurait pas à sa sortie une direction assurée et donnerait un tir incertain ; le canon doit être bien dressé, sans quoi la baile se mouvant dans Tintérieur avec une grande vitesse , en firapperait les parois, se déformerait, et sa direction en serait altérée.
Pour la facilité de la fabrication du canon , on le forge, et ensuite on le fore en laissant ses deux extrémités ouvertes ; on le ferme du côté du tonnerre àPaide dHine culasse dont le bouton est taillé en vis ; la résistance des filets est suffisante pour Tcmpécher de se détacher. Près de Fextrémité ouverte , on brase un tenon en fer pour maintenir la baïonnette.
La lumière, percée à Textrémité postérieure de remplacement de la charge, sert à y communiquer le feu produit par la platine.
48 ARMB8 PORTATIVES.
63. Monture. La monture doit avoir une résistance suffisante pour le service et conserver assez de légèreté ; il faut, pour la faire, un bois facile à tailler, vu le grand nombre de pièces à y loger ; il est important que les fibres offrent beaucoup de résistance à la séparation, parce qu^elles sont souvent interrompues , ne tiennent que par leur cohésion et que , lorsqu'elles sont séparées vers la poignée, Farme se trouve momentanément hors de service. En France, on emploie le noyer qui se laisse tailler facilement , dont les fibres ont une grande ad-* hérence ; dans le nord on emploie généralement des bois blancs.
On distingue dans la monture : Icfût ou le devant 5 le biiscy partie arrondie; la crosse ^ pour appuyer contre Tépaule; la poignée ^ amincie et arrondie pour qu'on puisse saisir Tarme et la maintenir fortement \ la joue , éyidement de la crosse pour placer la joue dans le tir; le logement du canon; le canal de la baguette ; Tencastrement de la platine qui met à couvert le mécanisme servant à produire le feu ; V encastrement du porte- vis , de la plaque de couche et des autres garnitures.
64. Garnitures, liembouchoir garantit l'extrémité du fût et la réunit au canon , il porte un guidon ( en cuivre dans les armes dont l'embouchoir est en fer , et en fer dans les autres ) soudé sur la partie supérieure ; il y est maintenu par un ressort. Le guidon n'étant fixé au canon que par l'embouchoir^ la ligne de mire pourrait varier si cette pièce avait du jeu sur le bois.
Cour faire résonner le fusil , le soldat dégarnissait le bois sous l'cmbouchoir ; dans le même but , il élargissait le canal de la baguette. Pour remédier aux inconvéniens résultant de ces mutilations , on a procuré à l'arme cette résonnance en maintenant la baguette par un ressort appliqué dans la partie inférieure , et en élargissant le canal