AÂHES A FEU EN USAGE
et Ventonnoir de Tembouchoir , de façon que cette baguette peut balotter sans risquer de s^échapper.
La grenadîère et la capucine sont des boudes qui maintiennent le canon contre le bois ; la première porto un battant ajusté derrière sur un pivot pour y passer la bretelle du fusil. Ces deux pièces, comme remboucboiri sont maintenues par des ressorts de garniture en acier.
Le canon est encore maintenu à la partie postérieure par une vis qui traverse la queue de culasse et s^engage dans une pièce nommée écusson.
La plaque de couche appliquée contre Textrémité de la crosse, garantit celle-ci des chocs contre le sol. On y distingue le bec et le talon.
Le porte-n^is ou contre-platine a la forme dWe S ; ses bouts percés reçoivent les grandes vis qui fixent la platine sur le bois.
La souS'garde est Tassemblage de la pièce de détente ou écusson , du pontet et de la détente.
La pièce de détente comprend : une fente pour le passage de la détente, laquelle tourne sur une vis qui traverse les ailettes; un taquet pour recevoir le bout de la baguette i une fente pour le passage de la queue du battant de sous-garde qui sert, avec celui de grenadière, à fixer la bretelle ; celle pièce porte en outre plusieurs saillies pour que la main puisse maintenir Tarme avec plus de solidité.
Le pontet de la sous-garde est destiné à garantir la j^ détente d'une pression accidentelle.
. . . La détente sert à/aire- partir la gâchette par une légère pression du, doigt.
Deux grandes vis traversent le porte-vis et pressent la platine contre le bois ; une autre vis dite de culasse traverse la queue de culasse, s'engage dans la bouterolle de la pièce de détente, et fixe le canon sur le bois.
^ ARMES PO&TATITËI.
Des vis à bois , à tète arrondie en goutte àe suif et Iraisée en dessous, servent à fixer là pièce de détente et la plaque de couche contre le bois.
65. Baïonnette. La baïonnette se compose d^une lalnè triangulaire qui, adaptée à Textrémi té du canon, transforme Parme à feu en arme de main ; la lame est en acier trempé, puis recuite pour la rendre moins cassante, en lui laissant la dureté convenable; la douille est en fer et porte une virole qui a un pontet pour le passage du tenon , etqui sert à fixer la baïonnette au canon; un étoûteau empèdïela virole d^allcr trop loin en arrière. Le coude est la partie comprise entre la lame et la douille; il éloigne assez la première de la direction du canon , pour qu^on puisse y laisser la baïonnette pendant le chargement et quand on fait feu ; la direction prolongée de fa' lame doit passer par la poignée de Tarme, afin qu^elle agisse et résiste mieux quand le soldat Femploîe.
66. Baguette. La baguette est en acier trempé et recuit; Tune des extrémités est la f^fe^ dite en foîîhe de poire y Tautre est taillée en vis pour fixer le tire-bourre ; elle est maintenue dans son logement par Un ressort iqui la presse et Vempêche de s^éehapper.
Le tire-bourre est en acier et sert à retirer la charge quand on ne veut pas ou quW ne peut pas faire feu ; il porte au centre une pointe taillée en vis , destinée à s^engager dans la balle, et sur le pourtour deux pointes contournées en hélice pour retirer le papier.
67. Platine. La platine est composée de vingt pièces assemblées sur le corps de platine , de manière à s^appliqucr contre le canon et à donner le feu.
Le bassinet reçoit la poudre de Tamorce qui doit prendre feu^y il est en cuivre pour ne pas s^oxider ni se détériorer par reffet des produits de la décomjpbsition de la poudre ; il s^applique et s^ajuste ainsi que le rentpart
ARMES A FEU EN USAGE. 5r
et la bouterolle du corps de platine contre le canon et près de la lamîère.
La batterie ferme le bassinet et empêche Tamorce de s^échapper ; elle produit^ parle choc de la pierre^ les étincelles qui doivent communiquer le feu à Tamorce qu^elle découvre en même temps ; la face de batterie^ que frappe la pierre, est couverte d^une mise cP acier.
Le ressort de batterie appuie contre le pied de la batterie et la tient abattue sur le bassinet; après le choc de la pierre, la batterie s^appuie sur le même ressort par le talon et sVrrète. Le ressort de batterie pressant alors le pied d^un autre côté, empêche la batterie de reveuir sur elle-même et la maintient ainsi tant que le bassinet, doit rester ouvert.
La pierre est maintenue entre les deux mâchoires du cïden à Taide de la vis de chien; elle est enveloppée d*une feuille de plomb laminée pour Fcmpêcher de glisser cm de se casser par la pression des mâchoires.
Le chien est fixé sur le carré d^une pièce appelée /a noix y il y est maintenu par la vis de noix.
La noix, dans le mouvement de rotation qu^cUe prend, pour que la pierre frappe la batterie , s^appuie d^un côté sur le corps de platine percé, à cet effet, par Une partie appelée V arbre, et de l'autre par un pivot qui tourne dans /a bride de noix.
La Doix reçoit son mouvement de rotation par Taction dn grand ressort qui appuie sur la partie allongée et arondie appelée gr^e de noix, et disposée de telle sorte, qu^au commencement du mouvement, lorsque la pression ^ du ressort est la plus considérable. Tare élémentaire que décrit Textrémité de celui-ci, soit normal a la surface de la griffe au point par lequel il appuie.
Dans la noix , sont taillés plusieurs crans dans lesquels entre le bec de la gâchette; Tun, le cran du repos, est
da ARMES PORTATIVES.
assez profond et ses faces sont convenablement inclinées pour que, quand la gâchette y est engagée, la pression exercée par la détente ne puisse la faire échapper ; Fautre , dit cran du bandé, est terminé par une face plane qui, prolongée du côté du centre de la noix, fait un angle obtus avec la ligne qui passe par le centre de la gâchette ; de cette manière le bec de gâchette , pressé au fond du cran par Taction du grand ressort, ne peut sortir et empêche par conséquent le chien de partir, tant qu^on nVxerce pas sur la détente une pression suffisante pour vaincre le frottement, Faction du ressort de gâchette et une partie de celle du grand ressort. Dès que , par Faction du doigt sur la détente, le bec de gâchette s^échappe du cran , le grand ressort &it abattre le chien et lui fait produire des étincelles.
Dans la gâchette on distingue le bec qui s^engage dans les crans de la noix et la queue qui reçoit Faction de la détente ; elle tourne autour d^une vis qui traverse la bride de noix et qui laisse un petit bras de levier du côté du bec, et un plus grand bras du côté de la détente.
La détente est un second levier coudé qui agit sur la gâchette par son petit bras;, c^est sur le grand bras de levier qu^on appuie le doigt pour faire partir Farme par un faible effort.
Chacun des trois ressorts est formé de deux branches recourbées , Fune plus mince qui est généralement la plus longue , est la branche mobile , et produit la pression exigée; Fautre, plus courte et plus épaisse, appelée branche fixe , a peu de mouvement ; elle est maintenue par une vis et par un pwot qui entre dans un trou du corps de platine.
Les ressorts de platine sont en acier trempé et recuit ensuite , afin d'^avoir assez de souplesse. Le corps de platine, le chien et la batterie (excepté la mise d^'acier), sont en fer ; ces pièces sont cémentées et trempées , et de cette ms^ièrc elles sont couvertes d^une couche mince d'à-
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cier. Le bassinet est en cuivre, et les autres parties de la platine sont en acier. Les goupilles sont en ader ; si on les faisait en fer, on aurait à craindre que, dans le remontage et le démontage de Tarme, elles se déformassent au point de dégrader le bois.
68. Les autres fusils diffèrent peu de celui d^infan* terie que Ton vient de décrire; le fusil de voltigeur a un canon plus court de 2 pouces.
hejiisil de marine ne diffère de celui de voltigeiur quVn ce que les garnitures sont en cuivre.
Le Jusil de dragon est de même forme que le fiisil d^infantcrie; son calibre est de 2 points au-dessous; la plus grande partie des garnitures est en cuivre, il n'a de baïonnette que quand il sert à armer les canonnière vétérans.
69. Mousquetons. Le mousqueton de gendarmerie devant servir au gendarme à cheval ou à pied , a une baïonnette ; son canon dépasse le bois plus que dans les fusils. Du reste, cette arme, plus courte que les fusils, leur ressemble beaucoup dans sa construction; elle a, avec celui de dragon, une platine conunune, plus petite que celle du fusil d'infanterie.
Le mousqueton de marine ne difiere du précédent que par la suppression des battans.
Le mousqueton d'artillerie est plus court que les précédons et n'a pas de baïonnette ; dans cette arme le canal de baguette ne pouvant être prolongé en ligne droite, suit une ligne sinueuse.
Le mousqueton de cavalerie est le plus court de tous ; il se porte au crochet, et pour permettre au cavalier de descendre l'arme à gauche assez bas pour être chargée, les anneaux qui le fixent au crochet, glissent le long d^une tringle qui fait partie de l'arme; la baguette en est séparée, elle est portée à part suspendue par une
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courroie^, de sorte quQ rboimne, ayant chai^ son arme , peut laisser retomber la baguette sans la perdbre.
70. Pistolets., he pistolet de caifàlerie est donné à tous les cavaliers ; pour qu^il pe se perde pas quand le cavalier, après s^en être servi, n'a pas le temps de le remettre dans la fonte, il est retenu par une courroie qui passe dans v^ annçau fix^.à 1m. calotte dont la poignée est garnie.
Le pistolet de marine ne diffère de celui de. cavalerie qu'en ce qu'il est muni $\m crochet parallèle au canon ,. et 4^tiné à l'accrocher à la ceinture.
Ces pistolets, ainsi que les mousquetons d'artillerie et de cavalerie oijit ime platine commune, plus petite que celle des armes précédentes.
Le pistolet de gendarmerie est semblable à celui de cavalerie; il n'en diffère que parce que ses. dimensions sont plus petites, et qu'il n'a pas d'anneau de courroie. Il fi, lii^e pla,^ne particulière.
Il existe ei^çqre deux modèles de pistolets , l'un destiné a^x ofilciers de ca.valerie , l'autre aux pOSciers ^ç gendarmeric; i^s spnt à balle forcée, du calibre respectif des pistolets de troupe , il en sera question plus loin.
71. Les lUsils des trpupes régulières des diverses puissances de l'Europe , diffèrent peu les uns des autres , quant aux principales dimensions ; les différences en longi;ifur qui existaient çntre eux ont été diminuées par suif^ des guerres générales qui ont eu lieu dans ces derniers temps. Ainsi le fusil anglais , aiicicnnemcnt beaucoup plus court que Je nôtre , a été considérablement al^qogé ]^ tandis que le nôtre a été un peu diminué, mais ils 4îli<^rent encore sensiblement parle calibre de la balle.
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