‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 59 sur 113 · AFFUT OB MONTAGNE · texte numérisé non relu

AFFUT OB MONTAGNE

OU plusieurs de ses parties aieut des poids ot des dimensions tels y qu^ellcs puissent former le chargement d^un. mulet; cependant, comme le transport à dos fatigue plu# ranimai que le tirage, et qu^il est susceptible de le blesser^ le système doit pouvoir être transformé en voiture, lors>que le terrain n^est pas trop accidente ; à cet effet, la partie postérieure du corps dVffîit (Fig. 68) qui, dans le tir, repose sur le sol , reçoit une limonière portée par le dos du mulet ; Tautre extrémité du corps 'd^affut impose suit deux roues , par Tintermcdiaire d^'un essieu , comme dans le cas du dr.

207. Description et nomenclature. Le corps; d^affût > qui est quelquefois de deux pièces de bois jointives , est disposé pour recevoir Tobusier; à cet effet, on y pratique deux -entailles cylindriques dont les axes petpendi^ culaires à Tessieu, sont inclinés relativement au corps dWût, de manière à permettre de diriger Tobusier, Tune sous les angles les plus élevés dans le tir , FauUre sous les angles les plus abaissés j d^autres entailles sont pratiquées perpendiculairement aux deux premières , pour recevoir les tourillons et leurs embases.

Dans le tir', chacun des tourillons de Tobusier agissant fortement sur son encastrement, le bois n^ofinrait pas une résistance suffisante , comme la fonte des affilits dis mortiers ; aussi cet encastrement est pratiqué dans une pièce en fer appelée sous - bande , qui est logée dans le bois et dont les extrémités sont prolongées le long de Taffût; chaque sous-bande est fixée sur Taff^t par trois boulons appelés chevilles et par des dous d^ap^ plicage. Pour que les tourillons soient maintenus dama les encast^emens et que Fobusier ne puisse pas s^échapper dans le tir , on le ferme au moyen de bandes de fer mobiles appelées sus-bandes. Chaque sus-bande doit pouvoia; s^enlever avec facilité pour ôter Tobnsier; elle ne peut

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donc pas être fixée à Fafiiit comme la sous-bande ; ell« tourne par son extrémité postérieure au tour de Fune des trois chey^illes^ dont à cet effet la tète est à mentonnet, et elle est traversée à Tautre extrémité par la tétc d^une autre cheville qui est à tête plate et percée j pour recevoir irae clavette qui fixe ainsi la sus-bande et Fobusier sur rafiî&t •

LVssieu est en bois , sa forme allongée et la direction des efforts qu'ail a à supporter, déterminent la direction de ses fibres perpendiculairement à celle du corps de TafRit. Uessieu est solidement relié à Faffut par deux étriers d^essieu qui sont maintenus chacun par les éçroux des trois chevilles et qui fixent la sous-bande du même c6té; celle du milieu traverse le corps de Pcssieu. La partie de Tessieu qui entre dans la roue se nomme fusée de Fessieu , elle est de forme conique ; Fessieu reposant sur les roues par les arêtes inférieures des fusées, celles-ci sont placées dans le prolongement Tune de Fautre , afin que les roues niaient pas une tendance continuelle à s'éloigner ou à se rapprocher. Le frottement qui a Heu dans le transport userait bientôt Fessîeu en cette partie , si le bois n'était pas revêtu d'une ferrure , que l'on nomme éqnignoîi ; cette pièce est encastrée sous toute la longueur de Fessieu et y est fixée par deux frettes de corps d'essieu et par deux viroles qui servent à freller chaque bout de Fessieu.

La roue ne presse pas constamment Fessieu par 1j^ partie inférieure ; dans les chemins déversés et par suite d'efforts latéraux, elle presse encore par les extrémités supérieures, soit du gros bout, soit du petit bout de la fusée 'y pour éviter les dégradations qui en résulteraient, on encastre dans la partie supérieure du gros bout , une ferrure pliée en équerre, nommée heurteqiiin, La virole de bout d'essieu, suffisamment élargie , remplit le même office du côté du' petit bout. Pour contenir la roue sur

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