Poids des principales parties des voitures
de parc.
CBAIIOT
de parc.
Ca&lUTTI
de ûége.
Corps de voiture, .'
Ayant-train
^floues, l de campa^e , .
\ d^a^ant-train
Volée de bout de timon i,
Coussinet porte-volée
Poids de la voiture ^
Chargement ordinaire en projectiles ....
Poids de la voiture et du chargement. . .
TRIQUEBALLES.
295. Anciens triqueballes. Dans les voitures qu^on a considérées précédemment et qui ont pour objet des transports à de longues distances, la mobilité est la condition essentielle et la première à remplir ] mais dans les places, dans les parcs et dans les arsenaux, on a souvent à effectuer le transport de fardeaux très-lourds et à de courtes distances ; dans ce cas , le temps et la force à employer pour effectuei: le chargement , acquièrent une grande importance, et les considérations relatives au
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transport iie sont plus les seules nuxq[ueUes on doive
avoir égard. On construit, pour le transport des objets
les plus lourds , dos voitures particulières appelées trique-
balhs.
Dans les voitures ordinaires, le chargement est eitaé au-dessus de l'essieu, mais dans les triqucballes , pour n'élever le fardeau que le moins possible, on le suspend ao-dessous. Cette disposition n'exige pas des roues démesurément grandes , attendu qu'on ne transporte ainsi que des corps tels que les bouches à feu, les affûts de mortiers et les troncs d'arbres qui n'ont pas une grosseur considérable et qui ont peu à craindre d'un cboc ou d'un frottement accidentel contre le sol ; le mécanisme serrwjt à élever le fardeau est placé près de l'essïeu de derrière.
296. TriquebaUe ordinaire. Dans les anciens triqueballes, la flèche est un levier auquel l'essieu sert de point d'appnî, près de l'estréuiité postérieure qui porte le fardeau , et dont la partie antérieure forme le grand bras de le\ier auquel s'applique la puissance. On est oblige, dans un Iricjueballc, de donner au petit bras de levier une longueur suffisamment grande, afin de n'avoir pas à faire un trop grand nombre d'abattages pour élever convenablement le fardeau , chaque abattage exigeant une manœuvre dangereuse, celle de mettre la flèche verticale. Au lieu d'avoir le petit bras de levier dans le prolongement de la flèche, comme cela a encore lieu chez quelques puissances étrangères, on le disposa perpendiculairement au premier , en emplovant une sellette placée audessus de l'essieu ; de cette manière , quand la flèche du triqueballe est horizontale, pour le transport, le fardeau agit à une très-petite distance du point d^appui ; la flèche , par son poids , suffit pour soutenir le fardeau , et Ton peut y appliquer un avant-train. Mais le triqueballe présente plus d'inconvéniens dans le chai^ement , parce que c'est
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quand la flèche est verticale , que le petit bras de lévièr a plii^ de longueur, et qu^on a pal* suite le plus grand effort à faire; il faut alors agif avec deà èordagés incllri^ et Ton a à craindre que la fléehe se renversf^ et qixe léàf roues se décalent; quand aU' contraire la îiècbe s^apprb<^ de la position hori^ntale y le bras de levier de là résistance diminue y la flèche agît avec tout son poids y elle tombe d^elle-méme , souveift se* brise et peut btéss^ lès hommes employés à là manœuvre.
297. Triqueballe à w. Plus tard, pour se dîspétif^^ de la manœuvre dangereuse du dressement de la flècAé et pour éviter les inconvéniens et les dangers de Fabattage, on substitua une vis au système d^s leviers. La vis, en tournant dans un écrou fixe , élève avec elle deiix cré^ maillères dont les extrémités sont terminées en crochetfr, pour y fixer le fardeau-; la flèche ne sert plui àTabattagé et reste sur FavanC-tfain ; le fardeau peut être élevé ou abaisse sans danger et par un petit nombre d^hômmes. Pal suite de la longueur de k vis, dont là tète supportait le fardeau , la machine se détraquait souvent dans lé transport, soit parce qu^on ne soutetiait pas toujours le fardeau au moyen des chevilles passées dans W crémaillères , et qu^alors , les chocs et les aCcidcns du terrain faisaient fausser la vis , soit parce qu'ion ne prenait pas tous les soins que la matiofeuvre exige. Le poids et la hauteur de leui's roues , et le frottement considérable qui provient de lèu^s essieux en bois^dont des inconvéniens communs au3t anciens triqueballes.
Ces triqueballes avaient pour train de devant un aVanttrain de siège, qui étant à lifnonièré , exigeait un attelage particulier ; pour éviter cet inconvénient , tfn employait ordinairement un avant-train de campagne, mais alors les roues ne passaient pas sous la flèche.