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DEUXIÈME PARTIE

m U DÉTERMINATION DES POSITIONS GÉOGRAPHIQUES ET DES

167. — Ainsi que je l'ai fait voir dès 1888 dans plusieurs mémoires adressés à l'Académie des sciences, et dans une brochure intitulée De remploi des observations azimutales pour la détermination des ascensions droites et des déclinaisons des étoiles , lorsqu'il s^agit de porter, dans la détermination des coordonnées des aslres le maximum de précision qu'on puisse atteindre , les observations azimutales , effectuées dans tous les plans possibles , offrent un grand avantage par rapport aux observations de hau* teur. Cela vient de ce que la réfraction et la dispersion de l'atmosphère, ainsi que les flexions des instruments, causes d'erreur agissant sur les observations de distance zénithale, n'exercent aucune influence sur les observations d'azimut. Relativement aux ascensions droites, mon procédé, qui rend d'ailleurs les observations azimutales indépendantes des erreurs de la pendule, donne aussi à ce genre d'observations une grande supériorité par rapport à cdles de la lunette méridienne.

Mais les avantages que je viens d'indiquer ont lieu particulièrement pour les observations faites dans des observatoires avec des ait-azimuts fixes et solidenaent établis. En voyage, dans les longues explorations scientifiques, il est toujours difficile de donner delà stabilité aux instruments établis sur des pieds portsitifs en bois ; et souvent même, au milieu des broussailles, on ne peut trouver le moyen d'établir une înire à grande distance pour s'as-

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surer, afin d'en tenir compte, des variations en azimut de l'instrument. Pour les observations de hauteur, nous avons vu, au contraire, dans le n*^ 13, que le niveau donne toujours le moyen d'affranchir les observations des effets de l'instabilité du théodolite. L'installation d'un instrument pour des observations de hauteur se fait donc toujours et partout avec facilité et rapidité, tandis que, pour l'azimut, il faut des localités choisies et des préparati& beaucoup plus longs et impossibles dans la majorité des cas. Or les défauts de stabilité de l'instrument en azimut non-seulement font perdre aux observations azimutales leur supériorité sur celles de hauteur (si on a soin d'éviter de faire celles-ci trop près de l'horizon), mais encore ces défauts exposent à des erreurs beaucoup plus grandes. Les observations de hauteur conviennent donc spécialement aux voyageurs pour la détermination des positions géographiques. Ce sont d'ailleurs les seules observations possibles en mer. Nous devons par conséquent nous en occuper d'une manière spéciale, bien que, je le répète, les observations azimutales doivent être préférées dans les observatoires fixes.

Dans la première partie de cet ouvrage, nous avons vu le moyen de rendre les observations entièrement indépendantes de Teflet des eri'eurs instrumentales. Mais outre ces erreurs, les observations de hauteur sont altérées par la réfraction due à l'atmosphère ; de plus, pour les astres de notre système solaire elles sont aussi modifiées par les parallaxes. Avant donc d'entrer dans le détail du calcul des observations, nous devons donner les moyens de les affranchir de ces causes d'altération , c'est-à-dire que nous devons d'abord traiter de la réfraction astronomique et des parallaxes.

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