PRÉFACE. VII
flaence da défaut de sphéricité de la terre, lequel détermine pour la lune une parallaxe azimutale proYenant de la différence des zéniths géodésiques et astronomiques; et plus loin, en traitant des longitudes par les distances lunaires, je fais Toir l'influence de cette parallaxe azimutale. Je donne ensuite des formules nouvelles pour le calcul de llieure avec les observations multiples de distances zénithales telles que les fournissent les théodolites, et, tant pour ce calcul que pour celui de la latitude, j'ajoute beaucoup de détails au sujet des accidents qui arrivent dans la pratique, et qu'on ne soupçonne même pas si on n'a pas observé dans les voyages d'exploration. Viennent ensuite des méthodes pour les longitudes, méthodes dont plusieurs sont nouvelles, et les calculs des éclipses, des occultations et des passages de planètes sur le soleil. Les observations méridiennes sont d'ailleurs traitées en même temps que les observations dans les divers azimuts. Il est tenu compte des diverses latitudes dans lesquelles on peut avoir à s'en servir, ce qui change un peu les procédés de rectification. C'est un point oublié dans presque tous les ouvrages. L'emploi des observations azimutales pour la détermination des coordonnées des astres , l'étude de la réfraction spéciale à ce qu'on peut appeler le prisme d'air, la détermination de Téquateur, etc., sont encore des questions entièrement neuves et étudiées dans cette seconde partie.
Enfin la troisième partie est relative à la géodésie appliquée à la géographie. Je la traite brièvement, mais complètement , et sous une forme nouvelle. Je ramène l'étude de la terre ellipsoïdale à celle de sa projection sur une sphère concentrique, et je montre comment, par les procédés mêmes de la géodésie expéditive et sans aucune mesure de base, le voyageur peut, à l'aide de la différence entre les azimuts astronomiques et géodésiques, obtenir la valeur de l'aplatis-
vin raËFAGE.
sèment terrestre dans la région qu'il explore. Je montre de plus comment, par les simples procédés de la géodésie expéditive, on arrive à obtenir les valeurs des déviations locales et à étudier la forme de la terre sans recourir aux mesures de méridiens et de parallèles. Enfin je termine par le nivellement et par des remarques sur la manière de lever les cartes nautiques et d'obtenir le tracé du cours des rivières.