AGGLOMÉRATIONS D'ÉTOILES
, 615. Peut-être croira-t-on que nous donnons dans le gigantesque, en regardant les corps qui composent ces groupes comme des soleils semblables au nôtre, et leurs distances réciproques comme égales à celles qui séparent notre soleil de l'étoile la plus voisine : cependant , lorsque nous considérons que leur éclat réu7ii affecte l'œil d'une plus faible impression de lumière qu'une étoile de 5''. ou 6'^. grandeur (car la plus considérable de ces agglomérations est à peine visible à l'œil nu) , l'idée que nous sommes ainsi forcés de nous former de leur distance à nous, pourra même rendre familiers à notre imagination des espaces aussi prodigieux. Dans tous les cas, nous ne pouvons guère regarder un groupe ainsi isolé comme ne formant pas un système d'un caractère particulier et défini. La figure ronde de ces groupes signale clairement l'existence de quelque lien général, de la nature d'une force attractive; et, pour un grand nombre d'entre eux, il y a une accélération évidente dans le progrès de la condensation à mesure que nous approchons du centre, que l'on he peut attribuer à la seule distribution uniforme d'étoiles équidistantes dans un espace sphérique, mais qui témoigne d'une densité intrinsèque dans leur état d'aggrégation , plus grande au centre qu'à la surface de la masse. Il est difficile de se former une idée de l'état dynamique d'un pareil système. D'un côté , si l'on admet un mouvement de rotation et une force centrifuge , il est impossible de ne pas les regarder comme dans un état de subversion progressive. D'autre part , en admettant ce mouvement et cette force , nous ne trouvons pas moins difficile de concilier la sphéricité apparente de leur forme avec la rotation de tout le système autour d'un seul axe , rotation sans laquelle les collisions intérieures paraîtraient inévitables. Voici les lieux , pour 1 830 , de quelques-uns des principaux de ces groupes remarquables.