DÉFINITIONS
810. DeF. 4. Lè zénith et le nadir sont les deux points de la sphère des d«ux, i^erticalement au-dessus de la tête de l'observateur et sons ses pieds j ce scrnt par eonééqfuent les points expirans de toutes les lignes mathématiquement parallèles à la direction d'un fil-à-plomb à son point de mire. Le lil-à-plotob lui mêntè est , sur tous les points de -la terre , perpendiculaire à sa surface sphétique : ttti ne peut donc , à deuS stations quelconques , regarder les directions réelles de deux fils-à-plomb comme mathématiquement parallèles. Elles convergent vers le centre de la terre. Mais pour des intervalles forts petits ( comme dans l'aire d'un bâtiment, dans une seule et môme ville, etc. ) la différence d'avec le parallélisme exact est si petite, qu'on peut dans la pratique n'en pas tenir compte. L'intervalle d'un mille ( 1 ,609 mètres ) correspond à une convergence de fils-àplomb d'environ une minute. Le zénith et le nadir sont les pôles de l'horizon céleste, c'est-à-dire des points éloignés de 90° de chaque point de cette circonférence. L'horizon céleste lui-même est la ligne expirante d'un système de plaiis patàllèles à l'horizon sensible et rationnel.
81 . Deî". 5. Les cercles verticmix de la sphère sont de grands cercles passant par le zénith et le nadir, ou de grands cercles perpendiculaires à l'horizon. On y ittesure les hauteurs des objets au-dessus de l'horizen , dont les complémens sôlit leurs distances au zénith .
. 82. De'f. 6. Leé pôles des cieux sont les points de la sphère, vers lesquels l'axe de la terre est dirigé , ou les points d'expiration de toutes les lignes qui lui sont parallèles.
83. De'p. 7. L'êquateur de la terre est une grande circonférence sur sa surface, équidistantè de ses pôles, la partageantes deux hémisphères, l'un septentrional et l'autre méridional , aù miliefl desquels sont situés les pàleS respectifs de la terre quî portent ces noms. Le plan de l'êquateur est donc un plan perpendictilairè à l'axè de la terre, et passant par son centre. L'êquateur céleste est une grande circonférence des cieux , tracée par le prolongement indéfini du plan de l'éqtiâteur terrestre , et est la ligne d'expiration de tous les plans qui lui sonit pâtallèles. Cêtté circonférence est appelée par lés astronomés ligne dqninoxiale.
84. Def. 8. Le méridien terrestre d'une station sur la surface de la terre , est une grande circonférence passant par les deUt pôles et par ce lieu. Lorsque l'on en prolonge le plan jusqu'à la sphère des cieux, il trace le méridien céleste d'un spectateur placé à cette station. En parlant du méridien d'un spectateur , nous I entendons le méridien céleste , qui est un cercle vertical passant par les pôles des cieux.
Lè plan du méridien est le plan de cette circonférence , et son intersection avec l'horizonsensible du spectateur est appelée iigf ne méridienne, laquelle marque les points nord et sud de son horizon.
85. Def. 9. L'azimuth est la distance angulaire d'un corps céiestc du point nord ou sud de l'horizon ( selon que c'est le pôle nord ou le pôle sud qui est élevé ) , lorsque le corps est rapporté à l'horizon par un cercle vertical ; ou c'est l'angîc; compris entre deux plans verticaux , l'un passant par le pôle élevé , Tp^t-e par le corps céleste. Ainsi la hauteur et l'azimuth d'un corps étant connus, sa place dans le ciel visible est déterminée. On a , pour leur mesure simultanée , imaginé un instrument particulier, appelé cercle azimuthai et de hauteur, que nous décrirons dans le chapitre suivant.
86. Def. 10. La latitude d'un lieu sur la surface de la terre est sa distance angulaire , mesurée sur son propre méridien terrestre. On la compte en degrés , minutes et secondes , depuis 0 jusqu'à 90° , et du côté du nord ou de celui dti sud selon l'hémisphère dans lequel se trouve le lieu. Ainsi, l'observataire national
à Paris est situé à 48° 50' ii", et celui de Greenwich l'est à 51°. 28' 40" de latitude septentrionale. Il faut observer que cette définition de la latitude ne doit être considérée que comme passagère. Une connaissance plus exacte de la structure physique et delà figure de la terre, et une meilleure appréciation des points délicats de l'astronomie, rendront nécessaire quelque modification dans les termes de cette science , ou une manière différente de la considérer. ;
87. DÉF. 1 1 . Les parallèles de latitude sont de petites circonférences sur la ' surface de la terre parallèles à l'équateur. Chaque point d'une telle circonférence a la même latitude. Ainsi, l'on dit que Paris est situé dans le parallèle de 48" 50' 14", et que Greenwich l'est dans le parallèle de 51° 28' 40". 'l
88. DÉF. 12. La lomjitucle d'un lieu sur la surface de la terre est l'inclinaison de son méridien sur une certaine station fixe prise pour point de départ. Les astronomes et géographes anglais se servent de l'Observatoire de Greenwich, pour cette station; les étrangers, des principaux observatoires de leurs nations respec- ! tivcs ; ainsi les Français ont adopté celui de Paris , près du jardin du Luxem- | bourg. Quelques géographes ont préféré l'ile de Fer. La longitude d'un lieu selon l'usage anglais, est donc mesurée par l'arc de l'équateur intercepté entre le méridien du lieu et celui de Greenwich, ou , ce qui est la même chose , par l'angle sphérique au pôle compris entre ces méridiens.
Comme la latitude est comptée nord ou sud , de même la longitude s'appelle ordinairement orientale ou occidentale. 11 y aurait cependant beaucoup à gagner pour la régularité systématique , et on entrerait dans une voie très propre à éviter la confusion et l'ambiguité dans les calculs , si l'on abandonnait ce mode d'expression , et que les longitudes fussent comptées invariablement du côté de l'occident depuis le point de départ 0 autou: de tout le cercle jusqu'à 360°. Ainsi , la longitude de Paris est , selon le langage reçu , ou de 2° 20' 22" à l'orient , ou de 557°. 59' 58" à l'occident de Greenwich. Mais selon le sens dans lequel nous emploierons ce terme dorénavant et engagerons les autres à Le faire, le dernier est sa désignation véritable. La longitude se compte aussi en temps à raison de 24 heures pour 560" , ou 1 5° par heure. Dans ce système , la longitude de Paris est de 50™ 58* 1/2.
89. Connaissant la longitude et la latitude d'un lieu, on peut le tra<cer sur; un globe artificiel et construire ams une carte de la terre. Les cartes particulières des pays sont des portions détachées de cette carte générale, dresisées sur des plans j ou , plutôt , ce sont des représentations de ces parties sur des plans , exécutées selon certains systèmes de règles de convention, appelés projections , dont l'objet est de déranger a«gsi peu que possible la configuration de.s lignes des pays telle qu'elle se trouve sur le globe , ou d'établir des moyens aises de déterminer, par l'inspection ou la mesure grapliique, les latitudes et le:s longitudes des lieux qui s'y trouvent , s:îns avoir recours au globe ou aux liv^res , ou pour d'autres usages particuliers. ( Voyez chap. 5).
90. On peut également construire un globe ou une carte générale des cieux , aussi bien que des cartes particulières , et y placer les étoiles dans leurs sittuation» relatives entre elles , et à l'égard des pôles des cieux et de l'équateur céle;ste. Cet tableau, une fois fait, présentera le véritable aspect des étoiles pour tout: spectateur sur la surface du globe, à qui elles s'offrent tour-à-tour , ou pour ceîlui qui , placé au centre du globe , serait supposé les voir d'un seul coup-d'œil. Il est, par conséquent , indépendant de toutes localités géographiques. On n'y tromvera ni zénith , ni nadir , ni horizon , ni les points d'orient ou d'occident ; et , «quoique l'on puisse y tracer des grands cercles d'un pôle à l'autre , correspondamt à des méridiens terrestres , ils ne peuvent plus , sous ce point de vue , être r egardés comine les méridiens célestes dp points fixes sur la surface de ]^ terre , puisquej