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CHAPITRE IV

DE L'URANOGRAPHIE.

Construction de cartes et de globes célestes par l'observation de l'ascension droite et de la déclinaison. Corps célestes distingués en fixes et errans. — Des constellations. — Régions naturelles dans les cieux. - La voie lactée. — Le zodiaque. — De l'écliptique. Latitudes et longitudes célestes. — Précession des équinoxcs. — Notation. — Aberration. — Problèmes uranographiques.

241 . La détermination des positions relatives des corps célestes , la construction de cartes ou de globes qui représentent fidèlement leurs configurations mutuelles , la composition de catalogues qui consignent numériquement d'une manière phis précise la situation de chacun d'eux , sont une tâche à-la fois plus simple et moins pénible que celle par laquelle la surface de la terre est figurée sur une carte et mesurée. Chaque étoile , dans la grande constellation qui semble tourner au-dessus de nous, constitue, pour ainsi dire, une station céleste j et parmi ces stations nous pouvons, comme sur la terre , faire des triangulations, en mesurant avec des instrumens convenables leurs distances angulaires entre elles , qui, dégagées de l'effet de la réfraction, peuvent alors être inscrites sur des cartes comme nous inscririons les villes et les villages d'un pays ; et cela sans quitter le lieu où nous sommes , du moins pour tous les astres qui se lèvent au-dessus de notre horizon.

2/42. On pourrait certainement obtenir une grande exactitude par ce moyen , et construire d'excellentes cartes célestes ; mais il est une voie beaucoup plus simple et plus aisée, et en même temps infiniment plus exacte, qui s'offre à nous , si nous tirons parti de la rotation de la terre sur son axe , et qu'en observant chaque corps céleste à mesure qu'il passe par notre méridien , nous le rapportions séparément, et d'une manière indépendante, à l'équateur céleste, et qu'ainsi nous assignions sa place sur une sphère imaginaire , que l'on peut concevoir tourner avec lui.

2-45. L'ascension droite et la déclinaison d'un point dans le ciel correspondent à la longitude et à la latitude d'une station sur la terre ; et le lieu d'un astre sur la sphère céleste est déterminé, lorsque les premiers élémens sont connus, comme l'est celui d'une ville sur une carte en connaissant les derniers. Les grands avantages qui assurent à la méthode de l'observation méridienne la prééminence sur la triangulation d'étoile à étoile, sont donc, 1°. que par elle on observe chaque astre au point de sa course diurne où on le voit le mieux , et où la réfraction exerce le moins d'influence pour le déplacer; T. que les instrumens requis (la méridienne et le mural) sont les plus simples et les moins sujets à erreur ou à des déranpemens parmi tous ceux dont se servent les astronomes ; 5°. que toutes les observations peuvent se faire systématiquement , à des époques régulières , et avec les mêmes avantages , n'y ayant pas lieu de s'occuper si les triangles sont construits ou non pour la facilité des calculs , etc. ; et enfin que , en adoptant cette marche, les quantités mômes que nous aurions autrement à calculer par des opérations de trigonométrie sphcrlque aussi longues qu'opincuses, et qui sont essentielles à la formation d'un catalogue , se prêtent à une mesure immédiate. Il est donc à-peu-près superflu d'établir que c'est ainsi que procèdent les astronomes.

flAA. Pour déterminer l'ascension droite d'un corps céleste, il suffît d'observer le moment de sa culmination au moyen d'un instrument des passages , en se munissant d'une montre réglée sur le temps sidéral exact , ou réduite à cette condition en appliquant çon écart connu et marche, Sa mmhç $e constate par des

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