‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notes (volume 2)Chapitre 147 sur 201 · PRÉDICTION DES PASSAGES DE VÉNUS ET DE UERCURE. U · texte numérisé non relu

PRÉDICTION DES PASSAGES DE VÉNUS ET DE UERCURE. U

adoptée t, on voit que, si A et ^ représentent la lon^tude et la latitude d'un point O de la Terre supposée sphérique, ce point sera fixe, et Ç, d'après la seconde des formules (lo), exprimera la dislance angulaire de ce point O au lieu de la surface terrestre dont^ est la longitude et cp la latitude, on est donc conduit au théorème suivant qui est celui de Lagrange :

« A un même instant absolu, répondant pour le premier méridien choisi au temps moyen /, et pour chaque lieu de la surface au lemps moyen ^ -h 4^, la distance apparente du centre des deux astres est la même pour tous les points de la surface de la Terre, pour lesquels ÎJ a la môme valeur, c'est-à-dire pour tous les lieux qui se trouvent situés sur la circonférence d'un cercle décrit du point O comme pôle et avec Ç pour distance polaire. »

Nous allons maintenant nous proposer de déterminer l'iieure à laquelle un observateur, situé en un point (4^, <p) de la surface terrestre, voit les centres des deux astres à la distance vraie A.

Soit rfA la différence très petite qui existe enlre la dislance apparente A' et la distance vraie A, en sorte que

on aura, à cause de la petitesse de l'arc <iA,

cos(A -h û?A) = cosA — €/AsinA.

Mais, d'après ce que nous venons de voir,

cos(A -h c^A) = cosA -h^sinA cosÇ.

Ainsi

dl = — /cosj.

Cette équation étant divisée par dt, puis résolue par rapport à cet élément, donne

"dt

Maintenant on a, en multipliant la première des équations (1) du § I par sinM, la seconde par cosM, puis faisant la somme,

A = (a — A) cos 1 (8 -f- D) sin M -+- (8 -H D) cosM,

relation d'où l'on déduit par la différentiation par rapport à /, et

2<i8 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE V.

en regardant (o 4- D) comme constant,

-7-= , — ^cosi(o-+- D)sinM H ^^ — ; ^cosM,

dt at ^ dt

c'est-à-dire, en vertu des équations (2) du même paragraphe,

-— = /icos(M — ÎN).

dt '

L'expression ci-dessus de dt peut donc se mettre sous la forme

/cosÇ

(i3) rf^ = —

ncos(M — N)

Ainsi, en supposant qu'un observateur placé au centre de la Terre voie à l'époque t les centres des deux astres à la distance vraie A, cette même distance, pour un observateur placé en un point de la surface terrestre, sera vue à l'époque

/"cos '^ tA — -7-^^ — rr- » en temps moyen du premier méridien,

/cosÇ ^ - ,.

^H î^— - — - — r — !-< , en temps moyen du l.eu.

/iCOs(M — \) ^ r j

Pour connaître maintrnanl les époques où ont lieu les contacts au point de la surface terrestre dont ^ est la longitude et ^ la latitude, on n'aura qu'à remplacer dans les formules précédentes A

par R ±: p et M par S = ; . . ^ ; et comme alors l'expression

(5) du § II, se réduit à celle-ci

(i4) sin^; = sin(M — N),

on conclura, pour les époques des divers contacts en un lieu quelconque dont cp est la latitude et 4^ la longitude,

( Pour l'entrée.. T^ = G - ^^^^^ ou T^ = G — ^^^^^- -+- 4! ,

\ 71 cos 6 «COSUy ^

Pour la sortie. T, = G' -+- '^-^^ ou T, = G' -f- <^^ ^- 41 ; \ /icosy /icos^ ^

G et g' sont les époques de l'entrée et de la sortie calculées pour le centre de la Terre.

En remplaçant dans ces formules cos Cet cosÇ' par leurs valeurs

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