‹ Traité d'astronomie pratique, comprenant l'exposition du calcul des éphémérides astronomiques et nautiques, d'après les méthodes en usage dans la composition de la Connaissance des tempe et du Nautical almanac, avec une introduction historique et de nombreuses notes (volume 2)Chapitre 15 sur 201 · PREMIÈRE SECTION. XLVII · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SECTION. XLVII

n'excède pas 0*^,30. Elles ont paru à Copenhague en i853, et ont été éditées aux frais de la Société royale des Sciences de cette ville. M. Zech, à Tubingue, et M. Powalky, à Gotha, ont effectué une partie des calculs que leur construction a nécessités.

Dès 1889, Le Verrier conçut le projet de soumettre à une révision complète la théorie des mouvements planétaires et d'en effectuer la comparaison avec les observations anciennes et modernes : La Théorie et les Tables du mouvement apparent du Soleil, qu'il publia en i858, sont le premier résultat de ces recherches importantes, recherches qu'il a étendues depuis à tous les corps planétaires de notre système. Les méthodes employées par ce savant calculateur ne diffèrent pas essentiellement de celles exposées par Laplace dans la Mécanique céleste, mais les développements analytiques, et en particulier ceux qui se rapportent à la fonction perturbatrice, y sont poussés beaucoup plus loin que dans ce dernier Ouvrage. Les perturbations les plus importantes que les actions réciproques de Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et Uranus (l'action de Neptune est insensible) introduisent dans le mouvement de la Terre y sont déterminées en poussant l'approximation jusqu'aux termes du septième ordre par rapport aux excentricités et aux inclinaisons, et l'on s'est astreint dans leur calcul à ne négliger que les termes dont les coefficients sont inférieurs à un demi- centième de seconde. En outre, plusieurs inégalités nouvelles ont été ajoutées à celles déjà données par Laplace(*). La précision ainsi obtenue est telle, que l'on peut répondre de o'yOi dans la position géocentrique calculée des planètes, ce qui suppose une précision encore plus grande dans les éléments héliocen triques de laTerre. Les Tables solaires de Le Verrier et la théorie qui leur a servi de base ont paru dans le tome IV des Annales de r Observatoire de Paris ; elles résultent de la discussion approfondie de près de 9000 observations du Soleil, faites de i^So à i8jo dans les Observatoires de Paris, Grcenwich et Kœnigsbcrg.

(*) Au nombre de ces dernières nous citerons : i" une inégalité à longue période de Tordre du carré des masses de Jupiter et de Mars et dont le coefficient peut aller jusqu'à 7%i6; elle dépend de l'argument 8/'' — 4'"— 3/"v et a une période d'environ 1800 ans; 2° une inégalité du même ordre résultant des actions combinées de Vénus et de Mars et dont le coefficient peut s'élever à o", 35; elle dépend de Targument 4^"-^- 3^— 7/* et a une période de Soa ans.

XLVIII INTRODUCTION HISTORIQUE

Le temps y est compté en années juliennes de 365 { et commence au midi moyen du i®*" janvier i85o. Ces Tables ont remplacé celles de Delambre, dont se servaient depuis un grand nombre d'années les calculateurs de la Connaissance des Z'e/n/>5 et des autres Éphémérides.

Après avoir établi, avec un soin tout particulier, la théorie du mouvement de la Terre autour du Soleil, Le Verrier s'est occupé de la théorie des autres planètes et, en premier lieu, de celle de Mercure. Dans cette étude, comme dans celle relative à la Terre, Le Verrier a repris le calcul de toutes les inégalités précédemment données par Laplace et en a déterminé les coefficients, en poussant les approximations beaucoup plus loin que ne l'avait fait ce grand géomètre. Ainsi, il a tenu compte dans le calcul des inégalités séculaires, des termes du troisième ordre par rapport aux excentricités et aux inclinaisons, termes que Laplace avait négligési et dont rinfluence est cependant assez sensible pour faire varier la longitude héliocentrique de la planète de 1 1'' en un siècle. La considération des termes d'ordre supérieur dans le calcul des inégalités périodiques lui a permis également de corriger les coefficients de ces inégalités de quantités qui peuvent faire varier de 5 à 6* secondes la longitude de Mercure. Enfin Le Verrier trouve que, pour mettre sa théorie entièrement d'accord avec l'observation, il est nécessaire d'accroître le mouvement séculaire du périhélie de Mercure d'environ 38", accroissement dont il rend compte en l'attribuant à Texistence d'une planète intra-mercurielle, ou à celle d'un essaim de corpuscules circulant entre Mercure et le Soleil. Ces Tables empiriques deMercure ont été publiées, en iSSp, dans le tome V des Annales de V Observatoire et ont remplacé celles de Lindenau dont se servaient depuis i835 les calculateurs de la Connaissance des Temps et des autres Ephémérides. Elles reposent sur la discussion approfondie de 398 observations de la planète faites à Paris, de 1801 à i84'2, et sur 12 observations des passages de Mercure sur le Soleil, arrivés de 1697 ^ iSSa.

Ces recherches de Le Verrier sur l'orbite de Mercure ont été

suivies de celles concernant la planète Vénus, et de nouvelles Tables

de cet astre, construites en la même forme que les précédentes et

. avec le même soin, ont été publiées, en 1861, dans \e& yinnales

de V Observatoire de Paris. Le calcul des inégalités y a été repris en

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